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Ces centimètres qui ont ratiboisé le palmarès du football français

Cyril Simon, mis à jour le 11.07.2016 à 9 h 21

Dans le temps additionnel de la finale de l'Euro 2016, le tir d'André-Pierre Gignac est venu s'échouer sur le poteau portugais. Une occasion en or qui réveille bien d'autres mauvais souvenirs dans l'histoire du football tricolore.

L'attaquant de l'équipe de France André-Pierre Gignac a failli libérer son équipe dans le temps additionnel de la finale de l'Euro 2016. Franck Fife/AFP

L'attaquant de l'équipe de France André-Pierre Gignac a failli libérer son équipe dans le temps additionnel de la finale de l'Euro 2016. Franck Fife/AFP

Un match de football se joue à des détails, certes, mais aussi à des centimètres. Le 10 juillet, sur la pelouse du Stade de France, André-Pierre Gignac a bien failli libérer les Bleus dans le temps additionnel de la finale de l’Euro 2016... mais le poteau gauche de Rui Patricio a posé son veto au sacre français. Retour sur ces moments où un décimètre a fait basculer le football français.

En 2006, David Trezeguet trouvait la transversale dans la séance de tirs aux buts face à l’Italien Gianluigi Buffon. Les deux compères de la Juventus de Turin se connaissaient alors par cœur. Le buteur tricolore décoche une frappe lourde sur la gauche, fracasse le montant, puis voit le ballon faire marche arrière. Un premier échec qui intervient dix ans tout juste avant celui des hommes de Didier Deschamps.

«Cela s’est joué à un rien.» Emil Kostadinov, lui aussi, a dû se faire la réflexion lors du match retour des barrages pour accéder à la phase finale du Mondial 1994 qui oppose les Bleus à la Bulgarie. Déjà auteur du but de l’égalisation en première période, Emil Kostadinov (qui aurait dû être suspendu) marque d’une frappe surpuissante sous la barre, à la 90e minute de jeu, malgré un retour désespéré de Laurent Blanc. Après cet épisode, le Mondial américain se jouera sans la bande de Gérard Houiller et David Ginola deviendra un «criminel».

Les (fameux) poteaux carrés

Nous sommes cette fois en Coupe du monde, pour ce qui reste encore la plus grande tragédie du football français. Souvenez-vous: les coéquipiers de Michel Platini affrontent la RFA, jeudi 8 juillet 1982 au stade Stade Sanchez Pizjuan, à Séville. À la 89e minute de jeu, un but partout, l’incident Patrick Battiston-Harold Schumacher trotte encore dans toutes les têtes.

La France semble néanmoins la plus proche d’une place en finale… jusqu’à une frappe sublime du tout jeune Manuel Amoros qui vient s’écraser sur la barre transversale du portier allemand. On connaît la suite: la France inscrit deux buts dans les prolongations, puis l’infernal duo Rummenigge et Fischer dessoude les Bleus. À la fin, défaite aux tirs aux buts: 3-3 (4-5 tab).

ll fut un temps où les poteaux n’étaient pas ronds mais carrés. Il fut un temps où les Verts de Saint-Etienne faisaient vibrer la France entière. Retour en 1976, pour leur finale de Coupe d’Europe des clubs champions, à Glasgow, face à Munich. Ce soir-là, les Allemands restent en vie et parviennent à arracher la victoire grâce aux montants qui repoussent, tour à tour, une frappe de Dominique Bathenay et une tête de Jacques Santini. Au coup de sifflet final, les Français s’inclineront un but à zéro. Décidément.

Cyril Simon
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Journaliste
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