Boire & manger

Voici les dix mots que vous devez connaître pour mieux apprécier le vin

Repéré par Charlotte Pudlowski, mis à jour le 10.07.2016 à 16 h 39

Repéré sur Quartz, Google Books

le 10 avril 2016 à Vérone, pendant le salon Vinitaly / VINCENZO PINTO / AFP

le 10 avril 2016 à Vérone, pendant le salon Vinitaly / VINCENZO PINTO / AFP

Vous avez probablement déjà entendu dire que, incroyable, les Romains ont une trentaine de mots pour dire le rouge; les bretons un seul pour le bleu et le vert (et si les Américains n'en avaient qu'un seule pour le bleu et le blanc cela aurait simplifié le débat sur la robe. Qui était clairement bleu). Et bien sûr, cela conditionne leur vision, leur appréhension et leur ressenti face au monde. 

C'est pareil pour le vin et Quartz invite ainsi, pour mieux le goûter, à connaître les dix mots suivants: 

Corps, tanin, acidité, alcool, équilibre, moëleux/sec, boisé Body, terreux, structure, finale

L'article explique précisément ces différents mots. Exemples: 

  1. Le corps: «Avez-vous déjà remarqué que le lait entier est beaucoup plus épais que le lait demi-écrémé? C'est ça le corps».
  2. Le tanin: «Si vous avez déjà bu du thé noir trop infusé, vous savez exactement à quoi ressemble le tanin. Le tanin est une composante du vin qui fait que votre bouche a l'air sèche.»
  3. L'acidité: «Vous avez déjà remarqué que le citron cru vous fait vous pincer les lèvres et saliver intensément? C'est l'acidité»
  4. L'alcool: plus le degré d'alcool est élevé plus on le voit «dans l'épaisseur des gouttes qui coulent le long du verre. L'alcool a la capacité d'équilibrer à la fois le tanin et le goût sucré, mais en dose trop importantes, il peut éclipser le fruit et/ou rendre le vin inutilement lourd sur la fin».
 

Etc. 

Plus vous connaîtrez de mots plus il sera facile d'apprécier le vin, de le reconnaître, de décrire ce que vous aimez, et de le retrouver chaque fois que vous devez en acheter ou en commander. D'où l'intérêt des petits lexiques que l'on peut trouver à droite à gauche sur Internet. 

Ceci dit, comme l'explique le petit manuel Le Vin pour ceux qui n'y connaissent rien, «ne pas trouver les mots pour décrire ce que l'on ressent en matière de goût, d'odeur et de texture est tout à fait naturel. Tout simplement parce que les mots et les sensations ne se forment pas dans les mêmes zones du cerveau.» Et le professeur d'oenologie à l'université de Bordeaux, Denis Dubourdieu, explique:

«J'irais jusqu'à dire que certaines sensations sont indicibles. Quand vous êtes bouleversé par une belle musique, vous ne parvenez pas à en expliquer la raison. C'est pareil. C'est poruquoi il est important de ne pas trop intellectualiser la dégustation, qui est plus un exercice sensuel qu'intellectuel». 

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