Monde

L'un des leaders de Black lives Matter arrêté aux Etats-Unis

Repéré par Charlotte Pudlowski, mis à jour le 10.07.2016 à 12 h 25

Repéré sur Twitter, Buzzfeed, New York Times

Deray Mckesson, l'un des leaders du mouvement Black Lives Matter et deux reporters ont été arrêtés à Baton rouge lors d'une manifestation contre les violences policières, samedi 9 juillet

Arrestations à Baton Rogue le 9 juillet 2016 | Mark Wallheiser/Getty Images/AFP

Arrestations à Baton Rogue le 9 juillet 2016 | Mark Wallheiser/Getty Images/AFP

La police a arrêté l'un des leaders du mouvement Black Lives Matter: Deray Mckesson, ainsi que deux journalistes, pendant une manifestation contre les violences policières, à Baton Rouge en Louisiane, samedi soir. Mckesson, également ancien candidat à la mairie de Baltimore, a été emmené en garde à vue alors qu'il était en train de streamer les événements sur Perisope, rapporte le site de Buzzfeed, qui a récupéré des vidéos des événements et raconte:

«Avant d'être arrêté Mckesson a expliqué que la police avait "provoqué" les manifestants, jusqu'à rouler vers eux en voiture, braquant ses feux sur la foule. "La police de Baton Rouge a été vraiment terrible aujourd'hui" affirme-t-il dans la vidéo. "La police a été violence cette nuit, les manifestants non"».

Les charges retenues contre l'activiste ne sont pas claires note le New York Times. Buzzfeed précise que sur l'une des vidéos, on entend l'un des policiers, en uniforme, dire à Mckesson qu'il l'arrêterait s'il quittait le bas côté pour marcher sur la route. Mckesson pointe alors sa caméra sur la route, et dit qu'il n'y a pas de trottoir.

Quelques minutes plus tard, la police lance: «City police. Vous êtes en état d'arrestation. Ne me résistez pas. Ne me résistez pas.» Mckesson crie: «Hé tout le monde, je suis en état d'arrestation». La police justifie l'arrestation au nom de la «sécurité publique»: «Enfin, il est évident qu'ils bloquaient la route» a affirmé un homme politique de Louisiane à une journaliste du site The Advocate.

La police particulière de Louisiane

Un reporter du Washington Post a tweeté un texto qu'il a reçu de Mckesson, une fois en garde à vue: 

«Je viens de recevoir ce message de @deray, qui a été arrêté à Baton Rouge, il dit qu'il est en garde à vue avec 33 autres personnes»

Dans son message Mckesson explique que beaucoup de gens sont menottés trop serrés et que la police refuse d'y faire quoi que ce soit. Mais qu'au sein du groupe arrêté, tout le monde est très soudé.

Baton-Rouge est la ville de Louisiane où a été tué Alton Sterling, un Afro-Américain de 37 ans, abattu par la police à bout portant le 5 juillet, et dont la vidéo avait suscité un grand émoi aux Etats-Unis, avant que le lendemain, une autre vidéo, d'un autre homme noir abattu par la police, ne suscite une colère plus grande encore. 

Nous rapportions alors que la Louisiane, un mois plus tôt, avait fait passer une loi faisant des policiers une «minorité» à protéger: une loi selon laquelle les policiers et les pompiers bénéficient désormais du statut des crimes de haine, protection normalement dédiée aux personnes victimes de discriminations (ethnique, religieuses etc).

Claire Levenson écrivait sur Slate: «Comme le souligne le site Think Progress, on ne sait pas encore comment les procureurs de Louisiane utiliseront cette loi, mais il se pourrait qu’elle soit utilisée pour condamner plus lourdement les manifestants qui protestent contre la violence policière.»

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