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Pour Beyoncé, «la guerre contre les minorités doit prendre fin»

Temps de lecture : 2 min

La chanteuse lance un appel fort sur son site internet pour la fin des violences envers toutes les minorités.

Beyoncé, pendant son show au Superbowl 2016 à Santa Clara Matt Cowan/Getty Images AFP
Beyoncé, pendant son show au Superbowl 2016 à Santa Clara Matt Cowan/Getty Images AFP

Après la mort de deux hommes noirs, Alton Sterling et Philando Castile, abattus par la police à Bâton-Rouge (Louisiane) et Falcon Heights (Minnesota), Beyoncé a publié jeudi 7 juillet sur son site internet un message fort relayé par Mashable: «La guerre contre les personnes de couleur et toutes les minorités doit prendre fin.»

En plus d'apporter son soutien aux familles des victimes, la chanteuse appelle à l’action conjointe de l’ensemble des communautés afin de réclamer la fin des violences les ciblant:

«C’est à nous de nous lever et de demander à ce qu’on arrête de nous tuer. Nous n’avons pas besoin de la sympathie des autres, nous avons besoin que chacun respecte nos vies. [...] C’est un combat pour tous les êtres humains, peu importe la race, le genre ou le sexe. C’est un combat pour tout ceux qui se sentent marginalisés et qui combattent pour la liberté et les droits de l’homme.»

Mais Beyoncé demande surtout à chacun de faire entendre sa voix et de ne pas rester immobile face au racisme et aux discriminations toujours à l'oeuvre dans la société américaine:

«Nous avons tous le pouvoir de transformer notre colère et notre frustration en action. Nous devons utiliser notre voix pour contacter nos politiciens et nos législateurs dans nos États respectifs et demander des changements judiciaires et sociétaux.»

La chanteuse prend régulièrement position dans ses shows et clips pour la reconnaissance des droits des noirs américains. Dernièrement, sa prestation au Superbowl avait largement été relayée dans les médias, en raison du message politique «black power» relayé dans sa chanson «Formation» et de ses danseurs habillés selon les codes utilisés autrefois par les Black Panthers.

En 2015, selon le Guardian, près de 15% des 1.134 personnes tuées par les forces de police, étaient des hommes noirs ayant entre 15 et 34 ans, ce qui représente un chiffre cinq fois supérieur à celui des hommes blancs du même âge.

Slate.fr

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