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Ce que veulent les femmes quand elles cherchent un donneur de sperme

Temps de lecture : 2 min

L'âge et le niveau d'études sont les deux critères les plus déterminants.

Le professeur Jean-François Guérin se tient dans la salle des échantillons du Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme à Lyon, en 2010 | PHILIPPE DESMAZES / AFP
Le professeur Jean-François Guérin se tient dans la salle des échantillons du Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme à Lyon, en 2010 | PHILIPPE DESMAZES / AFP

Quand elles cherchent un donneur de sperme, les femmes préfèrent un homme relativement jeune et/ou ayant suivi des études relativement longues. Pour les auteurs de l’étude d’où est tirée cette observation, ces critères portent la marque de notre histoire évolutive, qu’importent qu’ils s’expriment dans un contexte technoreproductif radicalement nouveau à l’échelle de notre espèce.

Des résultats tirés de l’analyse statistique de 1546 choix spermatiques –représentant 169 donneurs différents– effectués par autant de femmes dans diverses cliniques australiennes privées entre 2006 et 2015.

Instinct de survie

L’âge et le niveau d’éducation étant deux indices de la capacité d’un homme à collecter des ressources, élément autant indispensable à la survie d’une femme qu’à celle de sa descendance, il n’est pas surprenant qu’ils soient des critères de choix déterminants chez les femmes en quête de géniteurs pour leurs futurs enfants.

Comme chez la plupart des mammifères, explique l’équipe de Stephen Whyte, chercheur en économie comportementale à l’Université de technologie du Queensland (Australie), le fardeau de la reproduction est disproportionnellement plus lourd pour les femelles humaines que pour leurs homologues mâles.

Il y a la fécondation interne, la gestation, la parturition, la lactation, soit un tas de coûts et de risques physiologiques et matériels inconnus à un homme voulant offrir une postérité à ses gènes. L’évolution a donc poussé les femmes à s’orienter en tendance vers des hommes capables de leur procurer suffisamment de ressources pour leur faciliter un tant soit peu la vie –surtout si, en échange, elles leur accordent des «faveurs» faisant pencher du bon côté leur propre balance coûts/bénéfices reproductive.

Un choix épuré

Dans le contexte de la reproduction «artificielle» en général et du don de sperme en particulier, Whyte et ses collègues remarquent que le choix féminin est en quelque sorte épuré:

«Les femmes ne sont plus limitées par les contraintes de la proximité géographique, de la classe sociale, de la culture ou de la race quand elles choisissent un hommes avec lequel se reproduire.»

«La médecine reproductive offre non seulement à des femmes l’opportunité d’être parent, alors qu’elles n’auraient pas pu le devenir auparavant, notent les chercheurs, mais elle révèle aussi combien la préférence féminine pour les ressources de leur partenaire potentiel (le donneur de sperme) demeure, même quand la notion d’investissement paternel est rendue obsolète».

Slate.fr

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