Boire & manger

Les pubs pour yaourt, l'orgasme de trop

Repéré par Camille Malnory, mis à jour le 06.07.2016 à 14 h 12

Repéré sur The New York Times

Depuis très longtemps, les innocents yaourts sont devenus des objets de désir pour les femmes. Mais à quel prix?

Capture YouTube

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Manger un yaourt n’a rien d’anodin quand on est une femme. Du moins, si l'on en croit la publicité. Comme le signale le New York Times, ce qui, pendant un temps, n’était rien d’autre que du lait fermenté consommé dans le monde entier est devenu la panacée universelle pour toutes les femmes qui veulent se détendre, maigrir ou carrément ressentir du plaisir dans un plan un peu sectaire du type «nous les femmes, nous adorons manger des yaourts, voilà notre petit secret pour aller bien».

Le New York Times cible principalement Yoplait qui, dans toutes publicités, vante les mérites de ses produits à grands coups de «ce yaourt est tellement meilleur que tout ce que j’aime d’ordinaire» –comprendre se faire masser les pieds ou aller au spa. Mais aussi manger un gateau, histoire de jouer sur la culpabilité lié au culte de la minceur.


La France n’est pas en reste en terme de publicités genrées. Chez nous, si les femmes veulent aussi perdre du poids en mangeant un yaourt, elles ont surtout besoin de prendre du plaisir. Encore une fois, on retrouve Yoplait en tête d’affiche, avec ses yaourts où «un pot suffit pour être comblé» ou « en manger amène de la douceur aux femmes, mais les hommes ne peuvent pas comprendre.»


Les publicitaires filent assez loin la métaphore sexuelle. Danone nous vend un yaourt minceur au chocolat –tout est réuni pour que tout soit parfait– qui apporte autant de plaisir à la consommation que celui procuré lors d’une relation sexuelle. Dans cette vidéo, une femme est surprise, rougissante et échevelée, par son mari après une dégustation visiblement riche en émotion. On parle bien de manger des ferments lactiques et non d'une séance de plaisir personnel même si visiblement, on manque quelque chose.

Heureusement, note le quotidien, les choses évoluent doucement. Aux États-Unis, une publicité de la marque Organic Valley déjoue les clichés associés aux femmes dans les publicités. 


Quant au Oikos Triple Zero, ajoute le New York Times, il est devenu le yaourt officiel de la ligue de football américaine, la NFL. Et si c'était maintenant au tour des hommes de subir la pression? Un créneau sur lequel s'était déjà positionné en France Richard Berry.

 

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