Monde

La multiplication des attaques de Daech est le signe de son déclin

Repéré par Aude Lorriaux, mis à jour le 06.07.2016 à 12 h 08

Repéré sur Vox

«C’est la perte de territoire de l'État islamique qui a accéléré ces attaques», estime un expert de la Brookings Institution, ainsi que d'autres spécialistes.

Détournement d'une photo d’un membre de Daech (via Twitter)

Détournement d'une photo d’un membre de Daech (via Twitter)

Ces dernières semaines ont été ponctuées par différentes attaques à intervalle rapproché de Daech. Il y a eu les explosions d’Istanbul, l’exécution de 20 otages au Bangladesh, et surtout, la mort d’au moins 200 personnes à Bagdad, en Irak, l’un des épisodes les plus sanglants de l’année dans cette ville. La multiplication de ces attentats s’explique-t-elle par une montée en puissance de Daech? Pas du tout, répondent plusieurs experts, pour lesquels ils sont même le signe d’un déclin de l’organisation terroriste.

Une ambiance fin de règne, où l’organisation joue son va-tout. «C’est la perte de territoire de Daech qui a accéléré ces attaques», a tweeté l’un des experts américains de l’organisation, Will McCants, spécialiste des relations avec le monde islamique du think tank Brookings Institution, selon un article de Vox. D'après le gouvernement américain, Daech ne disposerait plus que de 45% des terres qu’il possédait en Irak au moment de son apogée, et seulement 20% en Syrie.

Daech perd du terrain mais aussi de l’argent, des recrues, et sa production de pétrole diminue. Or, «les attaques réussies attirent les investisseurs», estime Clint Watts, maître de conférences au Foreign Policy Research Institute (FPRI), un autre think tank. Bref, attention tout de même, Daech a beau perdre du terrain, son pouvoir de nuisance est encore fort.

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