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Non, il ne va pas forcément faire moche tout l’été

Camille Malnory, mis à jour le 04.07.2016 à 18 h 54

À l’heure où tout le monde y va de son pronostic sur l’été qui tarde à arriver, Météo France l’affirme: tout est possible pour les mois de juillet et d’août.

Arrêtez de dire que, «vu le temps qu’on a eu ce printemps, l’été va franchement pas être top» | Tez Goodyer via Flickr CC License by

Arrêtez de dire que, «vu le temps qu’on a eu ce printemps, l’été va franchement pas être top» | Tez Goodyer via Flickr CC License by

4 juillet à Paris. Hier, il tombait des cordes et, aujourd’hui, s’il fait beau, on est loin d’être en short. L’Hexagone est morose. La faute à beaucoup de choses mais aussi à ce foutu été qui n’arrive pas et à cette pluie qui nous empêche de profiter réellement des terrasses.

Les pronostics vont bon train; il n’y a qu’à taper les mots «été météo» dans un moteur de recherche pour voir le florilège. Le temps est au cœur des discussions et on a tous eu droit au fameux «vu le temps qu’on a eu ce printemps, l’été va franchement pas être top». Emmanuel Demäel, prévisionniste chez Météo France, est pourtant catégorique: «Le climat n’est pas reproductible, c’est illusoire de prévoir le temps qu’il va faire d’après le temps qu’il a fait les saisons précédentes.»

Temps maussade, mais plus chaud que la normale

Météo France fait des prévisions saisonnières par tranche de trois mois qui lui permettent d’établir un scénario. «Aujourd’hui, nous n’avons aucun scénario pour juillet-août-septembre concernant la France», précise Emmanuel Demaël. Seule exception: le pourtour méditerranéen, qui connaîtra «un été chaud et sec».

Le spécialiste reconnaît pourtant un premier trimestre 2016 maussade, «même s’il fait plus chaud que la moyenne»: entre 0,3 et 1°C d’excédent par rapport aux normales de saison. «Il est vrai que, au niveau des précipitations, on connaît une vraie anomalie et certaines régions ont connu des records de pluie», concède le prévisionniste. À Paris notamment, les pluies ont atteint la troisième valeur record depuis 1937. Outre la pluviométrie qui s'emballe, on constate aussi une très nette baisse du taux d'ensoleillement: 20% de déficit depuis décembre dans l'est de la France, selon Météo France.

Rien d’alarmant toutefois, sachant que, vu son climat «très varié», la France est souvent sujette à ce type de variations. En 2004, après un début d’année plutôt dans la normale, l’été avait aussi été pluvieux et avec des températures moyennes.

Camille Malnory
Camille Malnory (28 articles)
Journaliste
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