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Bangladesh: «Ceux qui pouvaient citer le Coran étaient épargnés»

Temps de lecture : 2 min

Des détails commencent à émerger sur la prise d'otages, revendiquée par l'État islamique, qui a coûté la vie à vingt personnes à Dacca.

Un policier blessé est évacué de la scène de la prise d'otages à Dacca, le samedi 2 juillet. STR / AFP.
Un policier blessé est évacué de la scène de la prise d'otages à Dacca, le samedi 2 juillet. STR / AFP.

«Les assaillants ne se sont pas comportés brutalement avec les Bangladais, ils leur ont donné à manger. Ils testaient la religion de chacun en leur demandant de réciter un extrait du Coran. Ceux qui pouvaient citer un verset ou deux étaient épargnés. Les autres étaient torturés.»

Fourni au Daily Star par le père d'un des otages, ce témoignage est pour l'instant l'un des plus substantiels dont on dispose sur la prise d'otages islamiste qui a ensanglanté Dacca, la capitale du Bangladesh, durant onze heures dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 juillet, coûtant la vie à vingt personnes en plus des six assaillants tués par les autorités. Selon les gouvernements italien et japonais, neuf Italiens et sept Japonais figurent parmi les victimes de cette attaque revendiquée par l'organisation État islamique.

D'après l'armée bangladaise, les victimes «ont été tuées brutalement à coup d'armes tranchantes». «Nous avons vu du sang un peu partout et avons été choqués par le carnage», a déclaré à l'AFP un membre des forces de sécurité sous couvert d'anonymat. Un des preneurs d'otages a été arrêté et treize otages ont été libérés.

Le lieu abritait à la fois un restaurant et une boulangerie. Un employé de cette dernière a raconté à ATN News, une chaîne de télévision locale, que quand le premier assaillant est entré, il croyait qu'il s'agissait simplement de quelqu'un en train de s'abriter dans l'entrée du restaurant, où une petite trentaine de clients dînaient alors:

«Et puis, j'ai vu qu'il avait des armes. À cette vue, j'ai couru vers le fond du restaurant. Il a tiré pendant que je courais mais je ne suis pas sûr qu'il me visait car je ne me suis pas retourné.»

Sumon Reza, un employé du restaurant, a expliqué au Daily Star qu'il avait vu sept à huit hommes, dans la vingtaine, entrer dans les lieux:

«Deux d'entre eux avaient des armes à feu à la main alors qu'un autre portait une épée. Ils ont tiré des balles à blanc et ont fait exploser plusieurs bombes artisanales, provoquant une panique massive parmi les clients. Certains ont plongé sous la table, d'autres se sont allongés sur le sol.»

Reza a fini par se réfugier sur le toit, avant d'en sauter pour s'échapper quand les assaillants ont commencé à faire détonner leurs bombes.

Slate.fr

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