Monde

Les Canadiens voulant parrainer des réfugiés doivent patienter

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 01.07.2016 à 7 h 36

Repéré sur New York Times

Des milliers de Canadiens ont formé des groupes de parrainage pour aider des réfugiés pendant un an, à tel point qu'il n'y a pas assez de réfugiés «disponibles».

EVA HAMBACH / AFP.

EVA HAMBACH / AFP.

Le Canada a un problème surprenant: les gens se battent pour prendre en charge des familles de réfugiés syriens. Dans une interview au New York Times, le ministre de l'immigration, John McCallum, a récemment déclaré:

«Je ne suis pas en mesure de procurer des réfugiés assez rapidement pour tous les Canadiens qui veulent les parrainer.»

En 1979, pendant la crise des réfugiés du Vietnam, le Canada a mis en place un système de parrainage privé de réfugiés. Des citoyens canadiens désireux d'aider peuvent former des groupes pour parrainer des réfugiés: il faut qu'ils soient au moins cinq, et doivent lever environ 25.000 dollars canadiens (soit 17.000 euros). A partir de là, ce groupe suit des réfugiés pendant un an, les aide à trouver un logement, un travail et à apprendre l'anglais. Certains réfugiés vietnamiens et cambodgiens qui avaient été parrainés par des Canadiens sont d'ailleurs devenus eux-mêmes des parrains de familles syriennes.

En mars, des Canadiens impatients, qui attendaient toujours les réfugiés qu'ils avaient accepter de parrainer, ont organisé plusieurs meetings pour protester contre la lenteur du processus et faire pression sur le ministère de l'Immigration pour que plus de familles soient acceptées. Plus de dix mille réfugiés devraient être accueillis via parrainage privé en 2016. 

L'idée est que ces groupes qui tissent des liens amicaux avec les réfugiés sont une bonne façon de promouvoir l'intégration. Depuis le début du conflit en Syrie, plus de 28.000 réfugiés syriens sont arrivés au Canada, et environ la moitié ont été pris en charge par des groupes de parrainage (les autres sont installés par le gouvernement).

Une journaliste du New York Times a suivi plusieurs de ces groupes qui décident de parrainer des familles après avoir seulement lu quelques détails sur leurs vies. Ils sont là pour les naissances, ils aident les familles à prendre leurs médicaments, les enfants à aller à l'école... Les défis sont énormes, car en un an, des familles qui, dans certains cas, étaient illettrées, doivent apprendre une autre langue et trouver des emplois. Dans chaque cas, il n'est pas évident pour les parrains de trouver un équilibre dans leur relation avec les réfugiés, qu'ils doivent guider dans leur nouvelle vie sans pour autant être trop envahissants et autoritaires.

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