Science & santé

Le réchauffement climatique, c'est plus de risques d'être croqué par un requin

Repéré par Bruno Cravo, mis à jour le 30.06.2016 à 13 h 23

Repéré sur Inverse

La montée des températures agrandit la zone de répartition des squales... et le nombre de baigneurs.

 Faut-il craindre davantage les attaques de squales comme ce requin-taureau ? | Malkusch Markus via Flickr CC License by

Faut-il craindre davantage les attaques de squales comme ce requin-taureau ? | Malkusch Markus via Flickr CC License by

Pas de panique, ce n'est pas encore les cauchemars du mythique Dents de la mer ou des innombrables nanars de requins. Néanmoins, la menace de subir une attaque de gros poisson à dents triangulaires se fait plus précise avec le réchauffement climatique, selon une récente étude relayée par Inverse.

Ce travail mené entre autres par William W.L. Cheung, du centre de recherche sur la modification des océans à l'université de la Colombie-Britannique, avance que les squales étendent leur zone d'habitat. Une avancée d'un peu plus de trente kilomètres vers le nord à chaque décennie grâce à une eau plus chaude dans des profondeurs jusque-là trop frisquettes. Cette évolution amènerait les terreurs des mers, objets de toutes les craintes, à couvrir des secteurs du littoral plus peuplés. Aux États-Unis on pense à New-York et d'une manière générale toute la côte s'étendant de Washington à Boston.  

À ce déplacement des squales s'ajoute un besoin grandissant, avec des chaleurs plus prononcées, de s'adonner à la baignade. Les conditions pour un face-à-face humain-requin deviennent dès lors idéales. De mauvais augure alors que le record d'attaques a été battu en 2015 avec 98 recensements et six décès. Car, si l'homme ne fait pas partie du régimé alimentaire du requin, ce dernier, qui a une vue très courte, «goûte» ce qu'il trouve avec les dents pour savoir à qui il a affaire.

C'est pourquoi, comparé à d'autres animaux, les squales font si peu de victimes. Chaque année, par les maladies dont il est le vecteur, le moustique cause plus de 800.000 décès, le venin des serpents environ 100.000 et en ce qui concerne la France, des réactions allergiques aux piqures d'abeilles, guêpes et autres frelons entraînent une quinzaine de décès par an. Une bonne raison pour continuer à se baigner cet été.

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