Santé

Comment mangerons-nous en 2025?

Temps de lecture : 4 min

CONTENU SPONSORISÉ. Nos pratiques alimentaires évoluent, qu’il s’agisse de ce que nous mangeons comme des conditions dans lesquelles nous prenons nos repas. Face à ces changements, l’offre alimentaire doit nécessairement se transformer. Dès lors, comment satisfaire des besoins en constante évolution, tout en continuant à proposer une alimentation saine, variée et qui fasse plaisir aux consommateurs?

Pas moins de 92% des Français considèrent que bien s’alimenter est une composante essentielle de leur quotidien et qu’une alimentation saine, variée et équilibrée est le premier critère pour rester en bonne santé, devant le sommeil et la pratique régulière d’un sport. C’est ce que révèle le dernier baromètre «Les Français et l’alimentation» de l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), réalisé par l’institut OpinionWay.

Pourtant, dans le même temps, des changements sociétaux profonds induisent une évolution des habitudes et des pratiques alimentaires des Français. Le sacro-saint déjeuner à la française en est un symbole marquant. Alors qu’ils lui consacraient encore 1h38 il y a 20 ans, les Français prennent désormais 22 minutes en moyenne pour déjeuner, d’après une étude de l’INPES.

Alors, le modèle français est-il en danger ? Pas vraiment : il s’agit plutôt d’une mutation. En effet, trois spécificités bien françaises demeurent. La première concerne la fréquence des repas : d’après une étude TNS-Sofres pour LSA, les Français prennent en moyenne 2,8 repas par jour, ce qui est supérieur à bon nombre de pays étrangers. La deuxième concerne le lien entre alimentation et lien social: pour 54% des Français, «bien manger» est étroitement lié à la convivialité du repas. Enfin, la dernière spécificité concerne la préparation des repas au sein du domicile, qui reste élevée.

Mais de nombreuses tendances viennent bousculer notre modèle traditionnel. Par exemple, de nouveaux régimes alimentaires, éloignés du traditionnel repas à la Française, se démocratisent : sans gluten, vegan, détox, paléo… «Si une minorité de la population est soumise à des exclusions alimentaires pour des raisons médicales réelles impliquant des contraintes très lourdes voire discriminantes, dans la plupart des cas il s’agit de choix personnels volontaires vécus comme une liberté, voire une libération» explique le sociologue Claude Fischler dans son ouvrage Les Alimentations particulières. Mangerons-nous encore ensemble demain ? Preuve de cet engouement croissant, un nouveau quartier au nom évocateur « Veggietown », a pris racine dans le 10e arrondissement de Paris. En l’espace de 3 ans, des enseignes traditionnelles ont laissé place à des restaurants proposant une carte exclusivement végétarienne.

Autre pratique nouvellement observée ces dernières années en milieu urbain, le «locavorisme». Ce mouvement, qui prône la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres de chez soi, fait déjà de nombreux adeptes parmi les Français. D’après une étude Ipsos de 2014, ils sont même 4 sur 10 à déclarer acheter «souvent» des produits locaux. Symbole de cette tendance de fond, La Ruche qui dit oui propose un service d’approvisionnement directement chez des producteurs situés à moins de 250 kilomètres de son domicile. Lancé en 2011, le réseau compte en Europe plus de 850 Ruches, soit plus de 135 000 clients distincts et plus de 5 000 producteurs actifs.

Mieux comprendre et guider les choix alimentaires

Où en sommes-nous vraiment ? Les acteurs de l’alimentation s’intéressent de très près à cette évolution de la modification des habitudes alimentaires. Ainsi, Danone organisait le 28 juin 2016 à Paris le «Forum de l’Alimentation», en présence de scientifiques, étudiants, institutionnels, entrepreneurs et acteurs de l’industrie afin de décrypter le lien unique qui relie alimentation et santé et explorer le futur de l’alimentation en France.

«En tant que leader mondial de l’alimentation, notre rôle est de rassembler et de fédérer les acteurs de cet écosystème pour construire ensemble une nouvelle vision de l’alimentation, qui fasse le lien avec la culture et le lien social», explique Isabelle Grosmaître, alimentation initiative catalyst chez Danone.

La notion de plaisir est fondamentale dans la transmission des bonnes pratiques alimentaires. «Inciter à consommer mieux nécessite de comprendre ce qui détermine les choix alimentaires pour créer un environnement favorable à l’achat et à la consommation de produits les plus sains», explique ainsi Christine Cherbut, directrice scientifique alimentation à l’INRA, qui présentait aux participants du Forum de l’Alimentation les derniers travaux mettant en exergue les liens entre santé et alimentation.

Fer de lance de l’action gouvernementale en la matière, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) propose depuis 2001 des recommandations nutritionnelles simples et accessibles à tous, avec par exemple 8 repères clés nécessaires à un bon équilibre alimentaire et 1 repère dédié à l’activité physique. Pour faire appliquer les recommandations du PNNS, des chartes d’engagement de progrès nutritionnel ont été lancées en 2007, dans le cadre du 2ème Plan National Nutrition Santé, pour conduire à une amélioration de l’offre de produits alimentaires. Résultat ? L’implication de grandes entreprises a entraîné une diminution significative, dans l’offre alimentaire globale, et donc dans la consommation, des principaux nutriments dont le PNNS recommande la limitation.

L’innovation au cœur de l’alimentation de demain

Si les Français se questionnent de plus en plus sur les aliments qu’ils consomment, ils s’informent également de mieux en mieux. Plusieurs applications ont ainsi vu le jour ces dernières années. Présente au Forum de l’Alimentation, la start-up Kwalito propose un outil simple qui scanne les produits alimentaires pour mieux comprendre les étiquettes et savoir exactement ce que vous mangez. Le consommateur devient ainsi acteur de son alimentation.

De manière générale, la transformation numérique fait souffler un vent de fraicheur sur le secteur en France et commence à esquisser les contours ce que pourrait être l’alimentation à horizon 2025. Portée par de véritables success stories, la « Foodtech » trouve dans l’héritage culturel de l’alimentation en France un terrain fertile à sa créativité. Frichti, qui a récemment levé 12 millions d’euros, revendique plusieurs dizaines de milliers d’afficionados de ses plats fait maison livrés à Paris. De son côté, QuiToque permet de recevoir chez soi chaque semaine des recettes avec les produits pour les réaliser.

Plusieurs de ces initiatives innovantes qui préfigurent l’alimentation de demain étaient à l’honneur du Forum de l’Alimentation. Ainsi, la start-up française NeverEatAlone permet, à travers une application, de recréer du lien entre collègues de travail durant les déjeuners. Le FabLab Volumes situé dans le 19ème arrondissement de Paris, est quant à lui un nouveau lieu d'expérimentation et de co-création qui permet de fédérer des communautés transdisciplinaires autour de l’alimentation.

Slate.fr

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