Sciences / Boire & manger

Les chats aussi se préoccupent de leur équilibre alimentaire

Temps de lecture : 2 min

À long terme, ils ne se laissent pas aller à un abus hédoniste de pâtée au bon goût de poisson.

Schmeckt das? | stanze via Flickr CC License by
Schmeckt das? | stanze via Flickr CC License by

Les chats veulent bien manger. En plus de l’odeur et du goût, ils se soucient, en effet, de l’équilibre nutritionnel de leur nourriture, selon une étude publiée dans la revue Royal Society Open Science. Comme le rapporte le site Food & Wine, des chercheurs britanniques et australiens ont montré que les chats ont évolué pour se tourner vers «des ratios de nutriments idéaux». Que veulent ces félins domestiques? Simplement les bonnes quantités de protéines et de graisses pour vivre tranquillement.

Pour l’expérience, des chats-cobayes ont d’abord été nourris avec différentes pâtées, avec un goût de poisson (considéré comme très bon), de lapin (plutôt neutre) ou d’orange (vraiment pas habituel et mal perçu par les chats). Quelque soit le ratio gras/protéines, les félins ont d’abord toujours largement préféré le poisson, suivi du lapin et de l’orange bien loin derrière.

Ensuite, d’autres expériences ont été conçues pour «démêler les influences de la saveur et de la nutrition». Les scientifiques ont commencé à manipuler la composition nutritionnelle des mélanges, et les préférences des chats ont petit à petit changé. Comme l’explique Adrian Hewson-Hughes, auteur principal de l’étude, «les chats ont initialement choisi les aliments en fonction de leurs préférences gustatives, mais après un “apprentissage” de leur composition nutritionnelle, ils ont fait leur sélection pour atteindre un équilibre particulier de protéines et de graisses, indépendamment de la saveur».

50% de protéines, 50% de gras

Donc, passé le court terme, grâce à l’expérience des aliments proposés, les chats ajustent leurs choix pour obtenir un bon résultat nutritionnel (quitte à manger un mélange aromatisé à l’orange...). L’étude conclut que «l’équilibre des macronutriments, plutôt que les récompenses hédonistes basées sur des propriétés organoleptiques des aliments, est un facteur principal de sélection des aliments et de consommation à plus long terme par les chats domestiques».

D’après les résultats, les chats préfèrent obtenir environ 50% de leur énergie du gras, et 50% de leur énergie des protéines… Les scientifiques doivent encore déterminer comment exactement les chats sont capables de détecter ces ratios. Une étude a déjà montré qu'ils sont très sensibles aux goûts amers. Ce qui pourrait commencer à expliquer une hypersensibilité… Mais aussi un comportement tâtillon.

Adrian Hewson-Hughes explique d'ailleurs à Seeker que, comme les enfants, «les chats peuvent faire preuve de néophobie», c’est à dire qu’ils ne sont «pas disposés à essayer une nourriture nouvelle ou différente de leur alimentation normale, ce qui peut les rendre difficiles».

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