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Gamin, «Donny» Trump était une petite brute incorrigible

Temps de lecture : 2 min

Alors qu'il était haut comme trois pommes, le candidat à la maison blanche montrait déjà toutes les facettes d'une détermination sans faille. Pour le meilleur comme pour le pire.

Capture Twitter
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Il avait déjà tout du lion qui a enflammé la primaire chez les Républicains. Donald Trump, quatrième des cinq enfants de Fred et Mary Trump, grandit dans le Queens new-yorkais des années 1950. Le petit «Donny», comme le surnomment ses amis, s'il n'est pas encore l'orateur chevronné qui balancera ses punchlines à travers les États-Unis, est déjà un petit garçon sans limites, comme le rapporte The Washington Post s'appuyant sur une nouvelle biographie intitulée Trump Revealed.

«Quand je me souviens de mes premières années et que je me regarde maintenant, je suis fondamentalement le même», estime le candidat à la Maison-Blanche qui vient de fêter ses 70 ans le 14 juin dernier.

À l'école primaire, déjà, Trump manigance, refuse de reconnaître ses erreurs. Le blondinet est un perturbateur, il fait partie d'un groupe de garçons qui mène la vie dure aux filles, prend la parole sans en avoir la permission et se sent supérieur. «Nous jetions des balles de baseball et on faisait des chaises de course avec nos bureaux puis on allait les écraser dans d'autres bureaux», se remémore Paul Onish, un camarade de classe, qui se décrit avec Trump comme «probablement les deux plus mauvais» de la classe.

«Qui pourrait l'oublier?, explique Ann Trees, 82 ans, ancienne enseignante à la Kew-Forest School, où Trump effectuait sa septième année scolaire. Il était entêté et déterminé. Il était assis avec ses bras croisés et ce regard sur son visage –j'utilise le mot hargneux– comme s'il vous mettait au défi de lui dire quelque chose qui n'allait pas lui plaire.»

Le garnement, par son comportement, collectionne les punitions, à tel point que ses camarades baptisent les heures de colle («detention») les «DT», d'après les initiales de Trump.

«Il avait la réputation de dire tout ce qui lui passait par la tête, note Donald Kass, 70 ans, agronome à la retraite et également camarade de classe de Trump. On se moquait de lui et nous disions qu'il avait tort. Mais lui disait qu'il avait raison. S'il faisait la même erreur, il maintenait ses positions de nouveau.»

Une enfance rebelle que sa famille tentera de calmer en l'envoyant à 13 ans dans l'internat d'une école militaire. «Une forme de bannissement» pour son biographe Michael D’Antonio. Selon le Washington Post, le futur candidat à la Maison Blanche en tirera un grand enseignement: quelle que soit la situation de crise, Trump trouvera toujours un moyen de s'en sortir.

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