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Devinez qui doit prendre la présidence de l'Union dans un an?

Temps de lecture : 2 min

Le Royaume-Uni est normalement censé assumer la présidence de l'UE à compter du 1er juillet 2017.

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La photo de famille du Conseil européen du 17 mars 2016 (The European Union).

Le «Brexit» approuvé par référendum par 52% des électeurs britanniques, jeudi 22 juin, ne sera probablement pas effectif avant 2018 au plus tôt. Ironie de la situation, avant cela, le Royaume-Uni était supposé... prendre la présidence de l'Union européenne le 1er juillet 2017, succédant aux Pays-Bas, qui occupent actuellement cette fonction, à la Slovaquie, qui l'occupera à compter du 1er juillet 2016, et à Malte, qui l'occupera à compter du 1er janvier 2017. Une échéance qui était prévue depuis longtemps, puisque toutes les présidences tournantes de l'Union jusqu'en juin 2020 avaient été décidées en janvier 2007.

Les institutions européennes sont évidemment conscientes de cette incongruité. Mi-juin, le site Politico.eu écrivait ainsi que «des dirigeants européens de haut niveau sont tranquillement en train d'échafauder des plans pour écarter la Grande-Bretagne de la présidence tournante du Conseil européen en 2017 si le pays vote pour quitter l'Union». D'après cet article, deux hauts dirigeants européens, le chef de cabinet de Jean-Claude Juncker, Martin Selmayr, et le secrétaire général de la Commission européenne, Alexander Italianer, ont même suggéré, sur le ton de la plaisanterie, à Malte de se préparer pour une présidence d'une durée d'un an. Dans la foulée, une porte-parole du gouvernement maltais avait démenti toute discussion en ce sens:

«Malte n'a eu aucune discussion avec les institutions européennes sur qui prendra la présidence de l'Union en cas de Brexit. Nos discussions avec les institutions européennes portaient seulement sur notre présidence de six mois.»

Un éditorialiste du Times of Malta esquissait de son côté à mots couverts la possibilité que cette responsabilité puisse reposer sur les épaules d'un autre pays de la «troïka» censée se mettre en place en juillet 2017, composée du Royaume-Uni, de l'Estonie et de la Bulgarie. Un changement de présidence serait une première dans l'histoire de la construction européenne où, jusqu'ici, la crise la plus grave concernant cette fonction étant celle de la «chaise vide» décidée par la France au premier semestre 1965.

Notons par ailleurs que la présidence de l'Union européenne a perdu en importance depuis la mise en place du traité de Lisbonne, avec la création d'un poste permanent de président du Conseil européen, actuellement occupé par le Polonais Donald Tusk pour une durée théorique de deux ans et demi, renouvelable une fois.

Slate.fr

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