Égalités / Parents & enfants

Les princesses Disney, c’est bon pour les garçons

Temps de lecture : 2 min

Ariel, Mulan et la Reine des Neiges peuvent fournir des modèles importants aux jeunes garçons.

 Les princesses de Disney les plus célèbres | JLinsky via Flickr CC License by

Beaucoup de parents qui s’informent le savent intuitivement: si l’on veut éviter que notre enfant se conforme à des stéréotypes de genre, qui pourraient potentiellement l’enfermer plus tard dans des rôles qu’il n’a pas choisis, mieux vaut éviter de n’offrir à ses garçons que des voitures et à ses filles que des poupées. Voilà qu’une étude, qui porte sur les princesses Disney et qu’a repérée le Washington Post, le démontre. Les princesses Disney sont bonnes pour les petits garçons, explique-t-elle en substance.

L’étude porte sur 200 enfants étudiés suivis pendant un an, parmi lesquels 96% des filles avaient été exposées à des produits liés aux princesses Disney contre 87% des garçons. Les garçons avaient cependant une moindre utilisation de ces produits: seulement 4% en utilisaient une fois par semaine, contre 61% des filles.

Les princesses Disney ont eu un effet attendu sur les filles, largement documenté par d’autres études similaires: les petites filles les plus entourées par la Reine des neiges, Mulan ou Raiponce étaient plus enclines à adopter des stéréotypes genrés, à avoir des jouets «girly». Et, selon Sarah Coyne, chercheuse de la Brigham Young University et auteure de l’étude, «la recherche a montré qu’une forte adhésion à des stéréotypes genrés peut avoir des effets négatifs sur le long terme», comme celui d’accorder une énorme importance à l’apparence physique et de ressentir un mal-être lié à une quête de la beauté parfaite.

Comportements «prosociaux»

Chez les garçons, les princesses Disney avaient plutôt des effets considérés comme «positifs». D’abord, sans surprise, les princesses Disney influaient leurs choix de jouets, leur permettaient d’adopter un panel moins stéréotypé, avec un mélange de jouets traditionnellement considérés comme des jouets de «filles» ou de «garçons». Mais aussi, ces enfants avaient des comportements «prosociaux» plus prononcés: ils montraient une plus grande volonté à aider, réconforter et se soucier de leurs camarades ou de leur famille.

«Les produits avec des princesses peuvent fournir des modèles importants de la féminité aux jeunes garçons, qui sont généralement exposés à des médias hypermasculins, estiment les chercheurs. Il se peut que les garçons qui baignent dans l’univers des princesses Disney démontrent plus d’androgynie dans la petite enfance, un trait qui présente des avantages pour le développement tout au long de leur vie.»

L’étude est sans doute transposable avec beaucoup d’autres dessins animés et jouets mettant en avant des valeurs traditionnellement perçues comme «féminines». En attendant, si votre fille vous réclame une poupée Ariel, vous n’avez plus de raison de ne pas en offrir une aussi à votre fils (ou de ne pas leur refuser à tous les deux...).

Slate.fr

Newsletters

Qu'est-ce qui fait qu'un salaire est juste?

Qu'est-ce qui fait qu'un salaire est juste?

Contribution, égalité, besoin: les critères d'une rémunération considérée comme équilibrée par la ou le salarié.

Comment «Ma vie sur la route» de Gloria Steinem peut peser sur les vôtres

Comment «Ma vie sur la route» de Gloria Steinem peut peser sur les vôtres

Le livre de Gloria Steinem est une ode à la parole en public et à l’écoute.

La révolution écologique commence par faire soi-même ses yaourts

La révolution écologique commence par faire soi-même ses yaourts

Ça a l'air débile, dit comme ça, mais c'est un geste bien moins anodin que vous ne le pensez.

Newsletters