Sports

Arrêtez de vous plaindre du tableau des huitièmes de finale

Grégor Brandy, mis à jour le 23.06.2016 à 15 h 31

Les meilleurs ont gagné. Les autres vont devoir prier.

Sergio Ramos découvrant le tableau des huitièmes de finale | LOIC VENANCE/AFP

Sergio Ramos découvrant le tableau des huitièmes de finale | LOIC VENANCE/AFP

Mercredi 22 juin, 23 heures. Alors que les phases de poule viennent tout juste de s’achever et que le tableau des huitièmes de finale est enfin complet, M6 revient dessus en compagnie d’un de ses consultants, Dominique Grimault. Et visiblement il n’est pas content, comme pas mal de gens un peu partout en Europe, de voir que cinq des plus gros palmarès du foot mondial (Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie), se retrouvent dans le même tableau quand, de l’autre côté, les noms sont beaucoup moins prestigieux.

Mais si on est à peu près tous d’accord pour dire que cette formule à vingt-quatre équipes a de nombreux points faibles, et qu’elle permet notamment à des équipes ayant refusé le jeu pendant deux matchs et demi de se qualifier (en finissant avec trois nuls, ou une victoire dans les dernières minutes d’un match), c’est surtout de la faute des favoris (que l’on aurait bien aimé voir se répartir un peu plus équitablement entre les deux tableaux) si ces huitièmes de finale ne sont pas ceux que la plupart des fans de foot espéraient.

Effectif sexy

La Croatie n’a pas volé sa première place. Elle est allée battre l’Espagne (2-1) à la loyale pour éviter l’Italie et devra se défaire d’un Portugal décevant jusque-là au prochain tour. De son côté, le Pays de Galles a beau avoir été battu par l’Angleterre dans les dernières minutes de son match (2-1), les Gallois n’ont pas flanché au moment de jouer la Russie ou la Slovaquie, pendant que les Anglais se faisaient rejoindre dans les dernières secondes par les Russes (1-1) et se contentaient d’un match nul et vierge contre la Slovaquie. De leur côté, Français, Italiens et Allemands ont fait le travail en terminant à la première place.

Le palmarès sur lequel tant de spécialistes se basent pour balancer tout et n’importe quoi est loin de suffire pour aller chercher un titre continental

Alors pourquoi déconsidérer un tableau des équipes comme la Croatie, la Hongrie, la Pologne, voire le Portugal, sous le simple prétexte qu’elles n’ont pas le même palmarès ou un effectif aussi sexy que l’Allemagne, ou l’Espagne? Le Croatie-Portugal du prochain tour pourrait s’avérer être l’un des plus beaux huitièmes de finale, si les Croates récitent le même football que celui pratiqué depuis leur premier match face à la Turquie et si le Portugal décide de jouer comme il a pu le faire à certains moments contre l’Islande, l’Autriche et la Hongrie. À l’inverse, l’Italie-Espagne pourrait se révéler aussi décevant que celui de 2008. Et la Belgique qui faisait rêver tant de monde avant son premier match pourrait bien se retrouver en demi-finales face à la Croatie, équipe la plus excitante de ce début de compétition.

Et le palmarès sur lequel tant de spécialistes se basent pour balancer tout et n’importe quoi est loin de suffire pour aller chercher un titre continental, comme la Grèce s’est fait plaisir de nous le rappeler en 2004, ou le Danemark, en 1992.

Et si jamais l’une des équipes du tableau qui semble le plus compliqué parvenait à s’imposer le 10 juillet, tous les haters pourront se consoler en disant qu’elle mérite vraiment son titre. Dans le cas contraire, ils pourront toujours s’en prendre aux Anglais ou aux Espagnols.

Grégor Brandy
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Journaliste
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