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Les partisans de Trump et du Brexit ont en commun leur haine des élites

Boris Johnson, l'ancien maire de Londres partisan de la sortie de l'UE, le 22 juin 2016 | SCOTT HEPPELL/AFP

Boris Johnson, l'ancien maire de Londres partisan de la sortie de l'UE, le 22 juin 2016 | SCOTT HEPPELL/AFP

Aux États-Unis comme en Grande-Bretagne, une partie de l'électorat semble prête à sacrifier la situation économique pour le désir viscéral de se venger des élites.

Les électeurs Britanniques doivent choisir ce jeudi 23 juin s’ils comptent rester dans l’Union européenne ou opter pour le «Brexit» et continuer l’aventure en solo.

Sans pour autant se voiler la face sur le fonctionnement de l’UE, il est probable à en croire plusieurs études économiques qu’une sortie de l’Union se traduirait par une baisse du niveau de vie des foyers. Alors «pourquoi les Britanniques choisiraient une option qui va d’une manière si évidente à l’encontre de leurs propres intérêts?» se demande le New York Mag pendant que les sondages les plus récents n’écartent pas la possibilité que le «leave», la sortie de l’UE, ne l’emporte. Pour le magazine, le vote Brexit se rapproche de celui en faveur de Donald Trump, aux États-Unis. Dans les deux cas, les propositions économiques sont peu convaincantes mais elles passent au second plan derrière des enjeux qui, eux, motivent et mobilisent plus les électeurs, comme l’immigration et le rejet des élites.

Au final, peu importe pour ces électeurs que les promesses de partisans de la sortie de l’UE au Royaume-Uni ou de Donald Trump aux États-Unis soient réalistes, dans la mesure où, «dans les deux cas, le sentiment anti-élite semble s’être transformé en un anti-empirisme insouciant». Les chiffres et études avancés par les opposants n’ont aucune prise sur les électeurs tentés. Comme s’ils souhaitaient abandonner quelque chose de tangible (la situation économique) pour une perspective incertaine, celle de faire que l’Angleterre ou les États-Unis redeviennent ce qu’ils étaient dans un état antérieur. Le tout en punissant au passages les élites jugées responsables de la situation.

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