Sports

L’Irlande du Nord, grande étape des parcours romantiques des Bleus

Grégor Brandy, mis à jour le 22.06.2016 à 11 h 45

La France a déjà affronté à deux reprises en compétition internationale cette nation du Royaume-Uni, son adversaire probable en huitièmes de finale.

On y voit un peu plus clair dans les huitièmes de finale de cet Euro 2016. La France, qui a terminé en tête de son groupe après son match nul  (0-0) face à la Suisse, dimanche 19 juin, doit affronter le troisième du groupe C ou du groupe E, selon les résultats des derniers matchs de poule qui se dérouleront ce mercredi 22 juin après-midi.

Si l’on en croit le tableau fournit par l’UEFA et le fait que la Slovaquie et l’Irlande du Nord sont déjà assurés de finir en tant que meilleurs troisième, la France compte désormais trois chances sur quatre d’affronter l’Irlande du Nord lors du prochain tour et une chance sur quatre d’affronter le troisième de groupe E, soit la Belgique, l’Irlande ou la Suède, selon les résultats des matchs de ce soir.

Si les Français venaient à jouer contre l’Irlande du Nord, ils retrouveraient un vieux compagnon de route qu’ils ont déjà affronté deux fois, lors de Coupes du monde plutôt réussies. En fait, affronter l’Irlande du Nord rappelle généralement à la France son histoire de loser romantique du football, celle où elle n’arrivait pas encore à s’imposer sur la scène internationale.

Victoire avant la chute

La première fois, c’était en quarts de finale de la Coupe du monde 1958, qui se déroulait en Suède. Les Français avaient alors sorti les Nord-Irlandais assez facilement sur le score de 4 à 0, grâce à des buts de Maryan Wisniewski, Roger Piantoni et un doublé de Just Fontaine, qui finira la compétition avec treize réalisations –un record qu’il détient encore aujourd’hui.

 

Lors du tour suivant, la France explose face au Brésil (2-5) et un certain Pelé, qui n’a alors pas encore 18 ans, inscrit un triplé. La sélection française était allée finalement chercher la troisième place face à l’Allemagne sur un score de rugby (6-3) et un quadruplé de Just Fontaine.

L’autre affrontement entre Français et Nord-Irlandais en compétition officielle remonte à 1982 et la Coupe du monde en Espagne. Les deux équipes sont alors qualifiées pour un second tour dans un minichampionnat à trois. Après une première victoire face à l’Autriche (1-0) et le match nul entre les Autrichiens et les Nord-Irlandais (2-2), les joueurs de Michel Hidalgo peuvent se contenter d’un match nul pour se qualifier pour les demi-finales. Ils s’imposeront finalement là encore en inscrivant quatre buts (4-1), grâce à des doublés d’Alain Giresse et Dominique Rocheteau.

 

Cette fois aussi, les Français échoueront face à l’Allemagne en demi-finales, à Séville, au terme d’un match rentré dans la légende de ce côté-ci du Rhin. Après l’agression d’Harald Schumacher non sanctionnée sur Patrick Battiston, la France et l’Allemagne filent en prolongations (1-1). Les Bleus mènent 3-1 à la 98e, mais se font rattraper, et s’inclinent finalement aux tirs au but (5-4). Contrairement à 1958, les Bleus –largement remaniés– perdent le match pour la troisième place contre la Pologne (3-2).

Si l’Irlande du Nord n’a jamais battu la France dans son histoire, et si la France semble plutôt réussir ses parcours à chaque fois qu’elle bat le pays des îles britanniques en phase finale d’une compétition internationale, la sélection nationale a aussi chuté à chaque fois juste après. D’autant qu’après avoir goûté à des titres, le statut de loser romantique perd un peu de son charme (demandez aux supporters clermontois).

Dans la configuration de cet Euro, cela correspondrait à une défaite en quarts de finale (pas vraiment l’objectif initial), et peut-être face aux Anglais: le pire des scénarios. Aux hommes de Didier Deschamps de faire en sorte que l’histoire ne se répète pas une troisième fois.

Grégor Brandy
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Journaliste
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