Science & santé

Chez les alcooliques, le risque suicidaire est plus élevé en soirée

Repéré par Peggy Sastre, mis à jour le 22.06.2016 à 10 h 51

Repéré sur American Academy of Sleep Medicine

Les individus dépendants à l’alcool se suicident plus souvent le soir et plus rarement l’après-midi.

C’est à 21 heures que l’incidence du suicide est la plus élevée chez les individus dépendants à l’alcool | Guian Bolisay via Flickr CC License by

C’est à 21 heures que l’incidence du suicide est la plus élevée chez les individus dépendants à l’alcool | Guian Bolisay via Flickr CC License by

Une étude présentée le 14 juin lors de la conférence annuelle de la Société américaine de médecine du sommeil montre que les alcooliques n’ont pas le même risque suicidaire selon l’heure du jour et de la nuit. C’est à 21 heures que l’incidence du suicide est la plus élevée chez les individus dépendants à l’alcool. Ce risque suicidaire atteint son minimum vers 17 heures. Tandis que c’est vers minuit que les non-alcooliques sont les plus susceptibles de se suicider et vers 4 heures du matin le moins.

Des chiffres établis par l’équipe de Subhajit Chakravorty, chercheur en psychiatrie à l’Université de Pennsylvanie, sur la base des données répertoriées par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) entre 2003 et 2010.

Structure temporelle

Des données du CDC, les scientifiques ont extrait celles relatives à des individus morts par suicide, dont l’historique de dépendance à l’alcool était connu et pour lesquels le taux d’alcoolémie lors du décès avait été déterminé. Le moment du suicide allait ensuite être arrondi à l’heure juste la plus proche, une distribution horaire permettant de calculer l’incidence suicidaire sur une période circadienne.

«La présence d’une structure temporelle dans l’incidence des suicides va nous aider à comprendre le phénomène autant d’un point de vue clinique que théorique», explique Chakravorty:

«Dans une perspective clinique, les résultats vont nous aider à identifier les patients ayant le plus de risque de se suicider et nous permettre une allocation plus efficiente de nos ressources limitées. Du point de vue de la recherche, des études ultérieures devront explorer les mécanismes sous-jacents permettant d’expliquer comment et pourquoi différentes doses d’alcool sont susceptibles d’interagir avec l’heure du jour et de la nuit, ainsi qu’avec d’autres facteurs cliniques, pour augmenter le risque suicidaire.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte