Sciences / Égalités

Les lémuriens chantent pour mieux survivre

Temps de lecture : 2 min

Le babakoto se la joue collectif pour marquer son territoire, mais préfère pousser sa petite chansonnette en solo pour séduire les filles.

Des lémuriens au zoo de Cottbus à l'est de l'Allemagne, le 11 mai 2016 | Patrick Pleul / AFP
Des lémuriens au zoo de Cottbus à l'est de l'Allemagne, le 11 mai 2016 | Patrick Pleul / AFP

Le babakoto (Indri indri) est à la fois le plus gros lémurien de Madagascar et le seul à savoir chanter. Tous les matins, la forêt pluviale résonne de sa puissante complainte, sorte d'enfant illégitime d'une sirène de pompier et d'une vuvuzela.

Dans une étude publiée le 14 juin dans la revue Frontiers in Neuroscience, une équipe de neuf chercheurs dirigée par Marco Gamba, du département des sciences du vivant et de biologie systémique de l'Université de Turin, décryptent la structure de ces mélopées susceptibles d'être entendues à plusieurs kilomètres à la ronde.

Après avoir écouté 496 chants de babakotos, étalés sur plus de dix ans d'enregistrements, les scientifiques ont trouvé que les lémuriens chantaient en chœur, avec en général un couple dirigeant les opérations. Ils ont aussi observé que les mâles et les femelles n'avaient pas la même tessiture –comme les sopranos et les ténors de notre espèce –et qu'un groupe avait tendance à suivre le même rythme, histoire de signaler sa présence et ses prétentions territoriales à ses voisins.

Enfin, lorsqu'un babakoto se lance dans un solo –dans un chant désynchronisé par rapport au reste du groupe–, il s'agit le plus souvent d'un jeune mâle souhaitant étaler sa masculinité dans les oreilles de tout le monde. Selon les scientifiques, la technique n'aurait pas son pareil pour ravir le cœur des femelles.

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