Sports

Vous vous rappelez le méchant Slaven Bilic? Maintenant, il ambiance les matchs des Bleus

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 15.06.2016 à 23 h 54

L'homme qui avait fait expulser Laurent Blanc en demi-finale du Mondial 1998 lâche des «fuck me» à l'antenne et se prosterne devant Dimitri Payet.

Slaven Bilic pendant la demi-finale de la Coupe du monde 1998 contre la France. OMAR TORRES / AFP.

Slaven Bilic pendant la demi-finale de la Coupe du monde 1998 contre la France. OMAR TORRES / AFP.


Chez ceux qui ne suivent le football qu'à travers les matchs des Bleus durant les grandes compétitions, le nom de Slaven Bilic rappelle normalement cette image.


Celle de l'homme qui, le 8 juillet 1998, avait largement accentué une faute pour faire expulser Laurent Blanc, le privant de la finale de la Coupe du monde contre le Brésil lors de la victoire de la France contre la Croatie en demi-finale (2-1). Le méchant parfait en somme, et d'ailleurs copieusement sifflé, quelques jours plus tard au Parc des Princes, lors de la victoire croate lors du match pour la troisième place contre les Pays-Bas (2-1).

Dix-huit ans après, Slaven Bilic fait toujours le spectacle pendant les matchs de l'équipe de France. Ça a commencé lors du match d'ouverture contre la Roumanie, lors duquel il a lâché un décontracté «fuck me» à l'antenne de la chaîne britannique ITV, pour laquelle il fait office de consultant. Comme l'expliquait SoFoot, voilà «un juron qui passe mal outre-Manche où il est interdit de prononcer des insultes ou mots grossiers à la télévision aux heures de grande écoute».


Lors du nouveau succès à l'arrachée des Bleus, contre l'Albanie à Marseille (2-0), Bilic s'est à nouveau fait remarquer, cette fois-ci en montant sur la table lors du but du break de Dimitri Payet, histoire de se prosterner devant le talent du joueur de l'équipe de France.


Il faut dire que Bilic est bien placé pour apprécier celui-ci puisque Payet évolue sous ses ordres au sein de l'équipe de West Ham. Le technicien a d'ailleurs révélé, dans la chronique qu'il publie pendant la compétition pour le Daily Mail, qu'il avait envoyé un SMS à son joueur avant le match contre la Roumanie, lui disant: «Profites-en, tu n'as rien à prouver, tu es le meilleur joueur ici.»

Il expliquait aussi qu'il aimait «bien s'amuser en faisant de la télévision. Ce n'est pas un colloque, les téléspectateurs veulent être divertis autant qu'informés». On s'en serait doutés. Et on attendra désormais avec impatience la prochaine facétie de Bilic, en imaginant ce qu'il pourrait bien faire si Payet marquait le but vainqueur lors d'un match entre la France et la Croatie... D'autant que l'homme est apparemment francophile, si l'on en juge par des propos tenus au Parisien en 2011, lors d'un match de la sélection croate, qu'il dirigeait alors, au Stade de France: «Si vous voulez me haïr, aucun problème… J'aimerai toujours Jean Reno dans Léon, la Côte d'Azur et vos vins… Mais les sifflets, je m'en fiche, vraiment.»

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (944 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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