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Affaire Grégory: deux ADN identifiés

Slate.fr, mis à jour le 22.10.2009 à 10 h 37

lettre anonyme envoyée aux époux Villemin indiquant : «Ton fils est mort. Je me suis vengé»

lettre anonyme envoyée aux époux Villemin indiquant : «Ton fils est mort. Je me suis vengé»

Vingt-cinq ans après l'assassinat de Grégory Villemin —le «petit Grégory»— dans les Vosges, les ADN d'un homme et d'une femme viennent d'être isolés sur du courrier adressé par le corbeau à la famille Villemin, révèle Le Parisien dans son édition du jeudi 22 octobre. L'une de ces empreintes a été découverte sous un timbre, l'autre sur une lettre.

Le 16 octobre 1984, l'enfant de quatre ans avait été retrouvé mort, pieds et poings liés dans la Vologne. Le lendemain du meurtre, les parents avait reçu une lettre anonyme: «Ton fils est mort. Je me suis vengé». Et le meurtrier n'avait jamais été identifié. En 2008, les parents du petit garçon avaient saisi le procureur général de Dijon et demandé la réouverture de l’instruction pour une nouvelle recherche d’ADN, soulignant qu'une étude d’un laboratoire de police scientifique estimait que les progrès de la science pourraient permettre de faire avancer cette enquête.

Il reste à savoir à quel moment ces traces d'ADN retrouvées ont été déposées, dans quelles circonstances, et à qui elles se rattachent: il pourrait s'agir des enquêteurs eux-mêmes. Le rapport complet de la nouvelle expertise des scellés qui a été ordonnée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, sera remis ce jeudi au président de cette chambre, Jean-François Pontonnier.

La mort de l'un des suspects

Bernard Laroche fut l'un des principaux suspects dans l’assassinat . Son cousin Jean-Marie Villemin, père de l'enfant, le tua d’un coup de , le 29 mars 1985. Avec les nouveaux éléments de l'enquête sur le point de se rouvrir, l’avocat de la famille Laroche, Me Gérard Welzer, prévient: «Nous ne ferons rien pour entraver la vérité, mais nous ne laisserons pas la justice instruire contre un mort.» L'avocat est pourtant prêt à accepter de fournir un prélèvement ADN de Bernard Laroche.

Les progrès de la génétique

Mathieu Delahousse, chargé des affaires judicicaires au Figaro, expliquait en décembre 2008, lors de la réouverture de l'information judiciaire par la Cour d'appel de Dijon, que «'L'espoir' offert par la justice aux parents du garçonnet illustre les progrès considérables effectués par la science génétique depuis octobre 1984.(...) À l'époque, la recherche des empreintes génétiques n'était qu'une fiction. Ce n'est que l'année suivante, en Grande-Bretagne, que la technique a été pour la première fois appliquée à une enquête criminelle. Aujourd'hui, plusieurs milliers de traces sont relevées chaque année et, surtout, les laboratoires publics et privés parviennent désormais à extraire des informations génétiques à partir de traces biologiques infimes. L'ADN est devenu l'outil qui confond les coupables ou qui blanchit les innocents.»

[Lire l'article complet du Parisien]

[voir le journal télévisé relatant l'événement le 18/10/1984]

[voir le portfolio du Figaro]

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Image de une: lettre anonyme envoyée aux époux Villemin indiquant : «Ton fils est mort. Je me suis vengé» DR.

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