Science & santé

Comparé aux animaux, l'homme n'a rien d'exceptionnel

Repéré par Bruno Cravo, mis à jour le 13.06.2016 à 13 h 37

Repéré sur The New York Review of Books, The Guardian

Plusieurs études démontrent que les capacités humaines ne sont pas si extraordinaires.

 Les animaux sont bien plus intelligents qu'on ne le pense | C. P. Ewing via Flickr CC License by

Les animaux sont bien plus intelligents qu'on ne le pense | C. P. Ewing via Flickr CC License by

Malgré les nombreux efforts consentis depuis des siècles pour placer l'être humain au-dessus de toutes les autres espèces animales, rien ne justifie une telle position. Que ce soit du point de vue de la survie en milieu naturel ou des capacités intellectuelles, les animaux ont de la ressource comme le montrent plusieurs études relayées par The New York Review of Books

Déjà, dans la nature, l'homme ne possède plus aucun prérequis pour survivre. Le vétérinaire anglais Charles Foster imite depuis plusieurs années le mode de vie des animaux. Il s'est déjà mué en renard, en biche mais aussi en blaireau et en loutre. Au cours des deux dernières expériences, il a éprouvé les pires difficultés du monde à s'adapter aux habitudes de ces animaux. Pour se fondre véritablement dans la peau de ces deux mustélidés, le naturaliste a suivi leurs moeurs à la lettre.

Chez le blaireau, en plus du régime alimentaire à base de vers particulièrement rude à accepter, Foster a démontré toute l'incapacité de l'Homme à répondre à des besoins élémentaires comme l'alimentation. Dépendant de la vue pour trouver sa nourriture, il se retrouve totalement démuni la nuit quand le blaireau peut, lui, compter sur ses extraordinaires aptitudes olfactives pour trouver son bonheur même dans l'obscurité totale. De même, quand il s'agit de passer plusieurs heures dans l'eau à la manière d'une loutre, le corps de l'homme, même équipé d'une combinaison, ne s'adapte pas.

Même pas plus intelligent

On pourrait se dire que l'Homme compense ses pertes sensorielles par des capacités cognitives supérieures, mais là encore, la prééminence n'est pas évidente à établir. Frans de Waal, zoologiste néerlandais spécialiste des primates, a montré que les chimpanzés étaient capables de ressentir les attentes de l'autre et ne pas voir uniquement leur intérêt personnel.

De même, d'autres études sur les grands singes montrent leur ingéniosité notamment dans l'organisation de la chasse où ils collaborent d'une manière très efficace. Si l'Homme ne se démarque ni sur les sens, ni sur l'intelligence, il serait alors de bon ton d'arrêter de le placer au sommet de l'échelle de l'évolution.

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