Monde

Un des premiers réflexes de Trump après la tuerie d'Orlando a été de s'autocongratuler

Temps de lecture : 2 min

Dans un tweet, le candidat a remercié les supporters qui le félicitaient d'avoir eu raison sur le terrorisme islamiste.

Donald Trump lors d'un meeting à Moon Township en Pennsylvanie, le 11 juin 2016, avant la tuerie d'Orlando | Jeff Swensen /AFP
Donald Trump lors d'un meeting à Moon Township en Pennsylvanie, le 11 juin 2016, avant la tuerie d'Orlando | Jeff Swensen /AFP

Alors que le décompte des victimes était toujours en cours dimanche 12 juin après la tuerie dans une boîte de nuit gay d'Orlando, Donald Trump en a profité pour dire qu'il avait raison sur le terrorisme islamiste:

«J'apprécie les gens qui me félicitent d'avoir raison sur le terrorisme islamique radical. Je ne veux pas être félicité. Je veux de la dureté et de la vigilance. Nous devons être intelligents!»

Trump conseille à Obama et Clinton de se retirer

Il a ensuite tweeté que Barack Obama devrait démissionner immédiatement s'il ne disait pas les mots «terrorisme islamique radical». Dans son discours sur la tuerie, le président américain a parlé d'un «acte de terreur et de haine» et a critiqué le manque de restrictions du commerce des armes à feu aux États-Unis.

Peu de temps après ces tweets, le milliardaire a aussi appelé la candidate démocrate Hillary Clinton à se retirer de la course à la présidentielle si elle ne prononçait pas les mots «islam radical».

Après la tragédie, la candidate démocrate a réitéré sa volonté de changer les lois pour mieux encadrer la vente d'armes et a exprimé son soutien à la communauté LGBT américaine. Elle a annoncé qu'elle ferait un discours sur le terrorisme le lundi 13 juin.

Dans un communiqué publié dans l'après-midi de dimanche, Trump s'est de nouveau félicité de l'exactitude de ses prédictions:

«Comme nos leaders sont faibles, j'ai dit que ça allait arriver –et ça va être de pire en pire. J'essaye de sauver des vies et d'empêcher la prochaine attaque terroriste. Nous ne pouvons plus nous permettre d'être politiquement correct».

Trump oublie que le suspect est américain

Sur Twitter, il a répété qu'il était en faveur d'une interdiction temporaire de tous les musulmans sur le territoire américain, sans préciser que, dans ce cas, le tueur, Omar Mateen, était un citoyen américain. Il n'a à aucun moment mentionné la question du contrôle des armes à feu dans le pays.

Comme l'expliquait le journaliste de NBC Ari Melber sur Twitter: «Trump a répondu à une attaque domestique menée par un citoyen américain comme s'il s'agissait d'une attaque par un immigré».

Le candidat républicain a aussi fait circuler une information non vérifiée selon laquelle Omar Mateen aurait crié «Allahou Akbar» pendant la fusillade. La rumeur venait d'un expert de Fox News qui avait expliqué que l'attaque d'Orlando était la faute d'Obama, d'Hillary Clinton et du politiquement correct.

Slate.fr

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