Monde

Cinq choses que l'on sait d'Omar Mateen, le tireur présumé d'Orlando

Slate.fr, mis à jour le 13.06.2016 à 8 h 05

Le tireur qui a ouvert le feu et tué au moins 50 personnes dans un club d’Orlando est un homme de 29 ans qui s'est réclamé de l'organisation Etat islamique.

Une photo d'Omar Mateen | AFP

Une photo d'Omar Mateen | AFP

1.Il était agent de sécurité

Âgé de 29 ans, Omar Mateen, né à New York de parents afghans, résidait en Floride depuis au moins dix ans. Il n’avait pas, semble-t-il, de casier judiciaire. Il travaillait comme agent de sécurité et disposait d’un permis de port d’armes. Il a acheté au moins deux armes dans les quinze jours qui ont précédé la tuerie, selon l’ATF, l’agence chargée de la lutte contre le trafic d’armes à feu. On ne sait pas si elles ont été utilisées au Pulse, à Orlando.

2.Il s'est réclamé de l'organisation Etat islamique

Selon NBC News, Omar Mateen a appelé le 911, numéro d’urgence aux Etats-Unis, et a fait allégeance à l’organisation Etat islamique. Pendant le carnage, selon le porte-parole de la police du Massachussets, il a évoqué les frères Tsarnaev, auteurs des attentats de Boston en 2013. Il est fort difficile, à l’heure où nous écrivons ces lignes, de savoir le type de lien qu’il entretenait avec l’organisation terroriste. Mais l’EI, dans un communiqué retranscrit par le Site Intelligence Group, un organisme qui analyse les communications djihadistes, a revendiqué l’acte terroriste et parlé de Mateen comme un «soldat du califat». Rien ne semble démontrer qu’il ait pu être entraîné ou même directement supervisé par le groupe.

3.Il était sous la surveillance du FBI en 2013 et 2014

Le tireur présumé avait été placé sous la surveillance du FBI par deux fois, a expliqué lors d’une conférence de presse Ronald Hopper, du FBI. La première, après que des collègues ont rapporté des propos qui laissaient supposer des liens avec le terrorisme. La seconde, car le FBI voulait vérifier ses liens avec Moner Mohammad Abusalah, un Américain, de Floride comme lui, parti combattre en Syrie auprès du Front al-Nosra. L’homme est mort dans un attentat-suicide. Le FBI avait conclu que les contacts entre les deux hommes étaient limités et qu’Omar Mateen ne constituait pas une menace, rapporte le New York Times. Le dossier avait été clos.

4.Il battait son ex-épouse

«Il était instable et violent», a déclaré son ex-épouse, Sitora Yusufiy, dans des interviews au Washington Post et au New York Times. Il la battait, explique-t-elle, au retour du travail sans raisons ou parce que le linge n’était pas propre. Cette femme qui demeure à Boulder, dans le Colorado, l’avait rencontré huit ans auparavant, en ligne, sur Myspace. L'homme était à l'époque, drôle, charmant, avec de belles perspectives professionnelles. Il voulait devenir officier de police. Elle avait déménagé en mars 2009 en Floride pour l’épouser. Mais être la femme d'Omar Mateen n'était pas facile. Il l'empêchait de voir ou d'appeler ses parents ou de sortir, encaissait l'argent de son travail et la battait parfois, la nuit dans son sommeil. Il possédait une arme de poing.

Omar Mateen était un musulman pratiquant mais jamais il n'a exprimé de sympathies pour les islamistes radicaux ou les organisations terroristes, a-t-elle pris le soin de préciser. Très vite, l’idylle avait tourné court, les parents de Sitora Yusufiy étaient venus la chercher pour la sortir de ce mauvais pas. Elle était rentrée et le divorce avait été formellement prononcé en 2011. Elle n'avait plus eu de contact avec Omar Mateen, sauf une fois, sur Facebook. 

5.Il haïssait les homosexuels

Le New York Times rapporte que l'un de ses collègues, Daniel Gilroy, avait entendu Omar Mateen menacer de tuer des gens, la voix emplie de haine à l'encontre des homosexuels, des noirs, des femmes et des juifs. Le père d'Omar Mateen, Seddique Mir Mateen, a raconté dans une interview à Nbc News que son fils avait été récemment choqué dans la rue, à Miami, par deux homosexuels qui s'embrassaient devant eux alors qu'il était accompagné de son garçon de trois ans. «Regarde ce qu'ils font devant mon fils», a-t-il dit à son père. Sitora Yusufiy, elle, se souvient que dans ses colères, il laissait libre cours à une violence verbale homophobe. 

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte