Monde

Le tweet le plus cinglant hier soir n'était pas celui d'Hillary Clinton

Temps de lecture : 2 min

Cour de récréation d'une école élémentaire > Présidentielle américaine 2016

On en a presque plus parlé que du soutien officiel de Barack Obama, mais le tweet envoyé par l'équipe d'Hillary Clinton n'était pourtant pas le meilleur de la soirée, ce 9 juin.

Quelques minutes après que Barack Obama a officiellement apporté son soutien à la candidate démocrate qui devrait selon toute vraisemblance affronter Donald Trump en novembre prochain, le magnat de l'immobilier y est allé de son tweet habituel pour s'attaquer à «Hillary la malhonnête»:


«Obama vient d'annoncer sou soutien à Hillary la malhonnête. Il veut quatre nouvelles années d'Obama –mais personne d'autre n'en veut.»

Sauf que l'on a vu ensuite quelque chose que l'on n'avait jamais vraiment observé jusque-là: une réponse. L'équipe de campagne de Clinton a répondu avec un tweet plutôt drôle, inspiré des codes de la culture web.


«Supprime ton compte.»

Tout ceci aurait pu s'arrêter là, mais tous les politiques du pays se sont dits qu'ils avaient là l'occasion de tirer leur épingle du jeu en soutenant la candidate démocrate ou en ironisant sur sa réponse. C'était souvent très mauvais, et les blagues étaient régulièrement les mêmes. Mais à ce petit jeu, c'est le président du comité national républicain, Reince Priebus, qui s'en est le mieux sorti:


«Si quelqu'un sait bien utiliser la touche supprimer, c'est vous.»

Une référence au scandale des e-mails d'Hillary Clinton. Alors qu'elle était secrétaire d'État, elle a utilisé un serveur privé pour héberger ses emails (dont certains étaient secret-défense), et lorsque l'administration américaine a souhaité y avoir accès, elle en a supprimé une partie (ceux personnels, dit-elle), avant de remettre le reste. Or, il semblerait que certains e-mails supprimés n'auraient pas dû l'être. De quoi faire naître un bon nombre de théories du complot outre-Atlantique.

Et bien évidemment Donald Trump a réutilisé le même argument quelques minutes plus tard:

«Il a fallu combien de temps à votre staff de 823 personnes pour penser à cette blague –et où sont les 33.000 emails que vous avez supprimés?»


L'élection présidentielle américaine 2016, mesdames et messieurs.

Slate.fr

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