Sports

Le plus grand gardien de l'histoire du foot belge est à louer

Temps de lecture : 2 min

Outre-Quiévrain, il est possible de se payer Jean-Marie Pfaff, gloire des années 1980, pour sa soirée foot.

Jean-Marie Pfaff lors de la Coupe du monde 1986. STAFF / AFP.
Jean-Marie Pfaff lors de la Coupe du monde 1986. STAFF / AFP.

Quand on organise une soirée foot pour l’Euro, il y a des classiques à ne pas oublier: des bières, un canapé, un barbecue et des blagues potaches. Pour impressionner ses amis en Belgique, il y a mieux, puisqu’il est possible de se payer le plus grand gardien de l’histoire du football national: Jean-Marie Pfaff. Comme si, de ce côté-ci de la frontière, on pouvait siroter son mauvais rosé aux côtés de Joël Bats, Jean-Luc Ettori, Bernard Lama ou Fabien Barthez.

Demi-finaliste avec la Belgique lors du Mondial 86 au Mexique, Pfaff avait été élu meilleur gardien du tournoi en réussissant tout de même l'exploit d'encaisser quinze buts en sept matchs (dont quatre contre la France lors du match pour la troisième place, perdu 4-2). Il avait aussi été finaliste de l'Euro 1980 contre la RFA.


Pfaff, c’était aussi un joueur fantasque, un peu kamikaze, un peu fou. Capable de faire des sorties à l’arrachée tout en étant efficace, capable aussi de manger en plein match la nourriture que lui jetaient les supporters adverses en levant le pouce.

Pfaff aime être sur le devant de la scène. Comme le chanteur Ozzy Osbourne ou Kim Kardashian, l’ancien footballeur et ses proches ont été filmés 24 heures sur 24 pendant dix saisons pour une télé-réalité qui lui a été consacrée sur la chaîne flamande VTM, intitulée sobrement De Pfaffs. Selon les médias belges, lui et sa famille ont empoché 25.000 euros par personne lors de chaque saison.

L'ex-joueur de football et entraîneur ne crache pas sur l'argent. La chaîne publique flamande VRT s'était d'ailleurs faite épingler par le régulateur des médias audiovisuels flamands à cause du nom d'un sponsor étiqueté sur les deux côtés du col de chemise de Pfaff lors d'une émission.


Vous l’aurez compris. Jean-Marie a beau être surnommé El Sympatico, la petite partie de rigolade en sa compagnie aura un prix: 995 euros, selon un article du quotidien flamand Het Laatste Nieuws relayé par Sport/Foot Magazine. Pour bien faire les choses, on a appelé l’agence qui «booke» l’ancien sportif, le Benelux Theater à Brecht. Au bout du fil, Alexandre Ramos, qui gère la société, tient rapidement à mettre les choses à plat:

«995 euros, c’est pour trente minutes et c’est pour les associations comme les clubs de football ou de tennis. C’est un acte de présence, une séance de signatures ou juste assister à un match. Il ne fait pas ça pour les grandes sociétés ou parce qu’il a des problèmes d’argent. Ça aide les clubs à obtenir des fonds en ramenant du monde. C’est pour les aider.»

Si vous souhaitez faire participer le gardien belge aux bouclettes blondes à l’une de vos soirées, vous allez donc devoir débourser un joli pactole, sans qu’on sache exactement ce qu’il en coûte. «C'est plus cher que pour les associations. Il y a un menu et le prix varie en fonction de la durée et des activités. Faire une séance de penalties, par exemple, c’est plus cher», explique le gérant. En même temps, envoyer des mines à Jean-Marie Pfaff à la mi-temps dans son jardin entre deux pulls, ça, c’est la classe.

Jacques Besnard Journaliste

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