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Viol de Stanford: après l’indignation, des menaces de mort

Temps de lecture : 2 min

Aux États-Unis, la critique du traitement judiciaire de cette affaire de viol se fait violente.

Don’t rape  | Richard Potts via Flickr CC License by Creative Commons 2.0
Don’t rape | Richard Potts via Flickr CC License by Creative Commons 2.0

L’affaire de viol dans laquelle un étudiant de la prestigieuse université de Stanford a été condamné à six mois de prison aux États-Unis tourne au vinaigre. Après les réactions d’indignation sur les réseaux sociaux autour de la publication des lettres écrites pour l’une par la victime et pour l’autre par le père du condamné, Brock Turner, le débat a connu une nouvelle escalade.

Un groupe a été interdit de tourner dans certains festivals parce qu’une de ses membres, qui était une amie d’enfance de Brock Turner, l’a défendu dans un témoignage adressé au juge. Le concert du groupe Good English a ainsi été annulé dans plusieurs salles de concert de Brooklyn ainsi qu’au festival Northside Festival, à New York, rapporte le New York Times.

Violences

Le juge qui a condamné le jeune homme à une peine de six mois ferme, une sentence jugée trop faible par beaucoup de commentateurs, a quant à lui reçu des menaces de mort. Une pétition contre le juge Aaron Persky a rassemblé quelque 800.000 signatures.

Des personnes se présentant sur Facebook comme des «sorcières» ont appelé à jeter des sorts au condamné, écrit le site de la chaîne NBC.

Mais, dans l’autre camp aussi, des personnes ont reçu des menaces de mort, comme la professeure de droit Michele Dauber, qui avait appelé à la destitution du juge Aaron Persky, écrit Reuters.

Utiliser la violence, verbale et psychique, pour critiquer le traitement judiciaire d’une affaire de viol, une drôle de contradiction dans les termes.

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