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Hillary Clinton gagne officiellement l'investiture démocrate, mais Bernie Sanders s'obstine

Temps de lecture : 2 min

L'ancienne secrétaire d'État a revendiqué un succès historique, mais son adversaire veut rester dans la course jusqu'au bout.

Le discours de victoire d'Hillary Clinton à New York, le 7 juin 2016. JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.
Le discours de victoire d'Hillary Clinton à New York, le 7 juin 2016. JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Après avoir largement gagné la primaire démocrate du New Jersey par 63% des voix, Hillary Clinton a prononcé un discours, mardi 7 juin, pour revendiquer sa victoire historique: «Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, une femme sera la candidate d'un des deux grands partis.»


Clinton a aussi gagné de justesse, avec environ 51% des voix, les primaires du Nouveau-Mexique et du Dakota du Sud, en attendant le gros morceau de la soirée, la Californie, dont seulement un quart des suffrages avaient été dépouillés vers 7 heures du matin, heure française, mercredi 8 juin. Mais il n'y avait de toute façon plus vraiment de suspense: la veille de ces primaires, l'Associated Press avait déjà annoncé que l'ancienne secrétaire d'État avait remporté assez de délégués pour s'assurer l'investiture du parti, notamment grâce à un décompte des intentions de vote des superdélégués, ces cadres du parti qui choisissent leur candidat préféré sans tenir compte du vote populaire.

Bernie Sanders avait aussitôt critiqué cette annonce, expliquant qu'il comptait tenter de faire changer d'avis certains superdélégués avant la convention, surtout s'il gagnait la Californie. Pourtant, la majorité des journalistes politiques expliquaient mardi soir qu'il serait impossible pour Sanders de les convaincre.

Dans son discours de victoire, Clinton a parlé de la campagne de Bernie Sanders au passé: «Je veux féliciter le sénateur Sanders pour l'extraordinaire campagne qu'il a menée.» Mais Sanders n'a toujours pas concédé sa défaite. Juste après le discours de sa rivale, l'équipe du sénateur du Vermont a envoyé un email annonçant un meeting jeudi à Washington DC, où les résidents de la ville sont les derniers à voter, le 14 juin, et le candidat a ensuite lancé dans un discours qu'il comptait pousuivre son «combat pour la justice sociale, économique, raciale et environnementale jusqu'à Philadelphie», où aura lieu la convention d'investiture démocrate en juillet.

Le New York Times avait auparavant révélé qu'il allait licencier la moitié de son équipe de campagne ce 8 juin.

Slate.fr

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