France

François Hollande devrait engager Zlatan pour s’occuper de sa com’

Temps de lecture : 2 min

«Je peux le rendre populaire si je veux», a déclaré le footballeur mégalo au journal Le Monde. Chiche.

Montage Slate.fr
Montage Slate.fr

L’échange est surréaliste. Dans les colonnes du Monde mardi 7 juillet, le footballeur suédois du PSG Zlatan Ibrahimovic a livré une prestation à la hauteur de sa réputation de mégalomane. Après quelques questions sur l’argent, la discussion dévie sur les impôts et François Hollande. Et c’est à ce moment que l’international s’emballe et sort quelques-unes de ses plus belles «zlataneries»: «j’aide ce pays plus qu’il ne l’aide», «il n’a pas eu la chance de me rencontrer», «je peux le rendre populaire si je veux mais je ne sais pas si j’en ai envie».

Ibra affirme être capable de rendre populaire un président dont la cote de confiance stagne à 11% des Français interrogés. Mieux encore, l’attaquant affirme au Monde avoir «pris le pouvoir en France». Slate.fr a voulu pousser le raisonnement de Zlatan jusqu’au bout et a essayé d’imaginer la campagne de reconquête de François Hollande avec le joueur aux manettes.

Tout d’abord, la posture et la parole. François Hollande devra lâcher le «je» quand il s’exprime et ne parlera plus que de lui à la troisième personne. En 2017, «Moi président» deviendra «François président». Et alors que ses détracteurs le qualifient souvent de «flanby» ou de «mou», François Hollande regagnera, grâce à Ibrahimovic, une image d’homme sûr de lui et imperturbable. Fini les hésitations dans des réponses à rallonge ou des interviews données à la pelle, la parole présidentielle deviendra rare et son phrasé sera essentiellement constitué de punchlines taillées pour les réseaux sociaux.

Montage Slate.fr inspiré d’un tweet de Zlatan

Montage Slate.fr inspiré d’un tweet de Zlatan

Montage photo inspiré d’une photo de Zlatan Ibrahimovic (PATRICK KOVARIK/POOL/AFP)

Montage Slate.fr inspiré d’un tweet de Zlatan

Bien sûr, la presse raffolera de ces petites phrases qu’elle reprendra de bon cœur dans des tops, des best-ofs ou via des interviews sans concession. Le clash et l’invective instaurés par Zlatan garantiront au président une exposition maximum sur internet. Ses adversaires en revanche, n’osant pas rompre le sacro-saint pacte du politiquement correct, seront ainsi relégués au second plan médiatique et seront sollicités uniquement pour réagir aux déclarations du président. Comme pour les «zlataneries», on parlera alors d’Hollanderies, des phrases rentrées dans la légende et que l’on comparera aux fausses citations de l’acteur Chuck Norris.

Montage Slate.fr (article original)

Montage Slate.fr (article original)

Montage Slate.fr (article original)

Attention cependant, les dérapages sont à prendre en compte; cela fait partie de la personnalité du footballeur, et le président risque de suivre le même chemin.

Montage Slate.fr, inspiré d’un commentaire lâché par le joueur suédois en 2015

Pour limiter la casse, François Hollande devra alors publier une biographie dans les mois qui précèdent l’élection présidentielle. Après Moi Zlatan, on aura le droit à Moi François, petit pavé de 447 pages que le président pourra jeter dans la mare des élections. Car plutôt que d’exposer son programme ou défendre son bilan, il devra se confier sur sa vie et son parcours, en s’assurant que chaque page ne manque pas de petites phrases bien senties, qu’il les ait prononcées ou non, et que la presse reprendra également.

Montage Slate.fr (Kamil Zihnioglu/POOL/AFP)

Voici quelques titres de chapitres en exclusivité (inspirés de phrases réelles de Zlatan):



Si avec tout cela Zlatan et sa méthode Coué n’arrivent pas à aider le président, on ne sait pas qui le pourra…

Vincent Manilève Journaliste

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