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Barack Obama est enfin prêt à aider Hillary Clinton

Temps de lecture : 2 min

Le président américain devrait officiellement soutenir la candidate démocrate dans les prochains jours.

Barack Obama et Hillary Clinton, en 2008 | JOE RAEDLE/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
Barack Obama et Hillary Clinton, en 2008 | JOE RAEDLE/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Hillary Clinton sera très probablement la candidate démocrate. L’agence de presse AP, spécialisée dans le décompte (assez compliqué) des votes lors des primaires, l’a annoncé dans la nuit du 6 au 7 juin, estimant que l’ancienne secrétaire d’État comptait désormais assez de délégués et le soutien d’assez de super-délégués pour atteindre la barre des 2.383 délégués nécessaires. D’autant qu’il reste encore quelques primaires où Hillary Clinton devrait récupérer quelques délégués supplémentaires, notamment dès ce 7 juin dans le New Jersey, les Dakota du Nord et du Sud, la Nouveau-Mexique, le Montana ou encore la Californie.

Si Bernie Sanders conteste ces estimations, et a répété qu’il se battrait jusqu’au bout, l’arrivée d’un nouvel acteur dans cette campagne devrait mettre fin à tout suspense. Le New York Times révèle que, après avoir passé de longs mois à rester en retrait, Barack Obama «est maintenant prêt à faire campagne pour Hillary Clinton, en commençant par soutenir officiellement sa candidature, dès cette semaine». Le président américain aurait d’ailleurs déjà fait part de son choix à Bernie Sanders. Tout ceci n’est cependant pas encore officiel, la Maison Blanche refusant de dévoiler quoi que ce soit sur le sujet.

Le quotidien new-yorkais souligne que, pour la première fois depuis Bill Clinton, un président sortant est en mesure de faire campagne pour un autre candidat: «La cote de popularité d’Obama atteint les 50%, selon un sondage New York Times/CBS, et des stratèges proches d’Hillary Clinton indiquent qu’ils ont hâte qu’il participe à la campagne présidentielle.»

«Foi dans le peuple américain»

Il faut dire que Barack Obama est loin d’être le plus grand fan de Donald Trump. Le magnat de l’immobilier était l’un des chefs de file du mouvement conspirationniste qui pensait qu’Obama n’était pas né à Hawaï, mais au Kenya, et tenait à voir son certificat de naissance. Le président américain l’avait ensuite humilié publiquement lors du dîner des correspondants, en 2011.

En février 2016, il avait assuré qu’il continuait de penser que Trump ne serait pas le prochain président parce qu’il avait «foi dans le peuple américain».

Mais malgré tous les points positifs de ce soutien de taille, la présence d’Obama dans la campagne de son ancienne adversaire en 2008 pourrait aussi avoir un aspect négatif, selon Ed Rollins, qui a dirigé la campagne de réélection de Reagan, en 1984, et qui soutient aujourd’hui Donald Trump. Pour lui, le charisme du président américain pourrait faire un peu trop d’ombre à Hillary Clinton, parce qu’elle n’est «pas une bonne candidate». Une tentative comme une autre pour sauver son poulain? On peut également se demander si l’entrée en campagne d’Obama ne peut pas conforter celle de Trump, ce dernier étant, selon Jamelle Bouie, un «produit du racisme anti-Obama».

Pour un sondeur du Parti démocrate, Barack Obama devra par ailleurs faire attention à ne pas se lancer dans des attaques personnelles contre Trump, qui pourraient se retourner contre lui dans l’opinion américaine.

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