Monde / Économie

Le Brexit porterait un coup d’arrêt à la renaissance de l’industrie automobile anglaise

Temps de lecture : 2 min

A Tokyo en juillet 2009, REUTERS/STRINGER Japan
A Tokyo en juillet 2009, REUTERS/STRINGER Japan

L’industrie automobile anglaise, qui a failli disparaître dans les années 1970 et 1980, connaît depuis plus d’une décennie une renaissance spectaculaire. Mini (BMW), Land Rover (Tata), Jaguar (Tata), Bentley (VW), Rolls-Royce (BMW)… sont peut-être passés sous contrôle étranger mais leurs véhicules se vendent et s’exportent de mieux en mieux tout comme ceux produits sur le sol britannique par Nissan,Toyota et Honda. La moitié des dix premiers constructeurs automobiles mondiaux ont des usines sur le sol britannique. Ford, par exemple, y construit des moteurs.

L’an dernier, le Royaume-Uni a exporté 1,2 million de voitures, un record absolu. Depuis le début de l’année, la production automobile anglaise a encore augmenté de plus de 10%, mais combien de temps encore cela va-t-il durer s’interroge The Telegraph?

Selon l’Association des constructeurs automobiles britanniques (Society of Motor Manufacturers and Traders), la production automobile devrait dépasser 2 millions de véhicules en 2020 et battre ainsi le record historique de 1,9 million atteint en 1972. Les 2 millions de véhicules produits pourraient même être atteint en 2018 au rythme de croissance actuel, à moins que le Brexit vienne tout changer.

Une sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne serait potentiellement très dangereuse pour les constructeurs installés sur le sol britannique. L’an dernier, 60% des exportations de voitures ont été à destination des pays de l’Union Européenne. Les Etats-Unis et la Chine sont les deux autres marchés les plus importants pour les usines automobiles britanniques mais loin derrière avec respectivement 10% et 7% des véhicules exportés. L’importance du marché européen pour l’industrie automobile britannique ne doit pas être une surprise. Nissan, Toyota et Honda ont construit des usines au Royaume-Uni parce qu’ils avaient ainsi un accès direct au marché unique européen. Ils pourraient changer de stratégie si ce n’est plus le cas.

«Quitter l’Union Européenne représente une menace pour notre accès au marché unique et pourrait amener des grands constructeurs et des investisseurs étrangers à revoir leur stratégie d’implantation au Royaume-Uni. Ce serait une grande menace pour la croissance dans l’avenir et le succès de l’industrie automobile britannique» écrit The Telegraph.

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