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18 mois de sursis requis contre Villepin

Slate.fr, mis à jour le 20.10.2009 à 19 h 55

Image de Une: Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin   REUTERS

Image de Une: Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin REUTERS

Les réquisitoires ont commencé mardi 20 octobre dans l'affaire Clearstream. Le procureur de la République Jean-Claude Marin a requis, mardi 20 octobre, 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre Dominique de Villepin, la condamnation à 3 ans dont 18 mois avec sursis pour Jean-Louis Gergorin et 2 ans dont 6 mois avec sursis pour Imad Lahoud. La relaxe pour le journaliste Denis Robert.

Dominique de Villepin, «complice» «par son silence»

Pour Jean-Claude Marin, Dominique de Villepin s'est rendu «complice» de dénonciation calomnieuse «en cautionnant par son silence les agissements de Jean-Louis Gergorin» ancien vice-président d'EADS, l'un des principaux accusés. Les juges d'instruction voient dans l'ancien Premier ministre un «commanditaire et un instigateur de la fraude» dès le début de l'année 2004, bien avant que les premiers faux listings ne soient transmis à la justice, a rappelé Jean-Claude Marin.

Cependant, «il manque des preuves tangibles de son implication consciente et délibérée». Par ailleurs, Dominique de Villepin ne peut demander à être jugé par la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger des affaires mettant en cause des ministres pour des infractions commises dans l'exercice de leurs fonctions, car son comportement «ne ressort pas de celui d'un ministre», selon le procureur.

Les avocats des trois principaux prévenus (Villepin, Lahoud et Gergorin) ont dénoncé les réquisitions «excessives» des deux représentants du parquet. Maître Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin a déclaré: «On s'est toujours interrogé dans ce dossier de savoir où les réquisitions avaient été prises, si c'était boulevard du Palais ou rue du Faubourg Saint-Honoré [l'adresse de l'Elysée, ndlr]. On a peut-être eu la réponse ce soir».

Le journaliste-enquêteur Denis Robert, auteur de cinq ouvrages sur la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, est poursuivi pour avoir recelé les listings bancaires authentiques de Clearstream que lui avait fourni l'auditeur Florian Bourges. Il les avait remis à Imad Lahoud, qui selon l'accusation les aurait ensuite falsifiés et y aurait ajouté des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy. Romain Victor, auxiliaire de Jean-Claude Marin, a estimé que Denis Robert, passible d'une peine maximale de 5 ans de prison et 375.000 euros d'amende, éventuellement assortie d'une privation des droits civiques, avait bien eu «connaissance de l'origine frauduleuse des listings», mais qu'il n'existait pas «d'élément intentionnel» de ce recel. D'où la relaxe requise.

FranceInfo s'interroge ce soir dans ses débats sur la sévérité des peines requises.

[Lire l'article complet sur le NouvelObs.com]

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