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Les rockstars ont-elles le droit de se droguer?

Slate.fr, mis à jour le 20.10.2009 à 19 h 56

Amy Winehouse sort d'un tribunal à Londres, REUTERS/Luke MacGregor

Amy Winehouse sort d'un tribunal à Londres, REUTERS/Luke MacGregor

Les acteurs de l'industrie musicale travaillent sur des directives qui permettront aux maisons de disques de suspendre les artistes en pleine crise d'autodestruction en attendant qu'ils reçoivent les soins adéquats.

Les excès de drogue et autres stars anorexiques sont toujours allés de pair avec la musique pop. Mais, selon le Guardian, la mort récente de Michael Jackson, soupçonné d'avoir succombé à une overdose de propofol, a encouragé les managers, musiciens et autres responsables de maison de disque à se concerter sur la manière de résoudre ce problème récurrent et de donner plus de pouvoir aux labels sur la question.

Marc Marot, ancien directeur du label Island records et aujourd'hui manager d'artistes tels que Billy Ocean, a déclaré que l'idée de créer une clause contraignante dans les contrats d'artistes était soutenue par beaucoup dans l'industrie, de même que celle de créer des organisations caritatives pour venir en aide aux artistes en détresse.

Les problèmes de santé rencontrés récemment par des artistes comme Pete Doherty ou Amy Winehouse ont démontré la difficulté pour l'entourage des artistes et même pour leurs familles de les aider à se sortir de situations difficiles. La mort de Michael Jackson a été perçu comme une piqûre de rappel, comme le confie Marot: «Il y avait sans doute des gens qui l'ont pris entre quatre yeux pour lui parler de ses comportements autodestructeurs, mais j'imagine qu'ils ont été écartés ou virés.»

C'est pourquoi, selon lui, les labels ont un rôle primordial à jouer dans la santé des artistes: «Les avocats, comptables, managers de tournée ou encore assistants personnels sont dans une position terriblement vulnérable. Ils peuvent être virés en un coup de fil... Pas les maisons de disques. Elles ne peuvent pas être écartées si facilement.»

Mais les labels ont également une part de responsabilité dans les addictions en tous genres des artistes, et devraient contribuer à les prévenir. Cela rentre même dans leurs intérêts, selon Marot: «Parfois, un artiste décroche très vite, ne livrant qu'un seul album sur les six qu'il s'est engagé à livrer».

«Si cette clause n'est qu'au stade de réflexion, elle signerait la fin d'une période, celle d'une formule intrinsèque à l'histoire de la musique: Sex, drug and rock'n'roll, note le site du magazine Elle. Mais, peut être aussi la fin de l'autodestruction des rock stars et des annulations de concerts au dernier moment?»

Mais la mise en place d'une clause dans le contrat des artistes ne se fera pas sans résistance des principaux intéressés. Il y a peu de chances pour qu'ils acceptent que ce soient les maisons de disques qui décident si leur état de santé est satisfaisant ou pas.

[Lire l'article complet sur guardian.co.uk]

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