Tech & internet

Accros au jargon, les start-ups internet ont du mal à expliquer ce qu'elles font

Temps de lecture : 2 min

Un journaliste essaye de comprendre des phrases comme «c'est du storytelling visuel avec n'importe quel type de contenu».

Vous y comprenez quelque chose quand on vous parle de «marque disruptive avec une technologie de personnalisation à la pointe»? | Julian Partridge via Flickr CC License by

Le journaliste Josh Horwitz du site Quartz s’est rendu à la conférence d’innovation RISE à Hong Kong, qui avait lieu du 31 mai au 2 juin, et il a rencontré de nombreux créateurs d’applications mobile qui avaient énormément de mal à expliquer clairement la fonction de leurs produits.

Le Canadien Kalpesh Rathod, créateur de l’application Cube, expliquait ainsi son invention: «Nous organisons visuellement vos e-mails et votre contenu sur le cloud pour un accès ultra-rapide. C’est du storytelling visuel avec n’importe quel type de contenu.» Ce qu’il voulait dire, c’est que Cube identifie tout ce qui n’est pas du simple texte dans vos e-mails et votre dropbox (vidéos, photos, etc...), les copie et les met dans une application séparée où il est plus facile de les visualiser.

Josh Horwitz a aussi rencontré Michael Bergmann, un Allemand qui a créé Indy Cloud, qu’il décrit comme «une plateforme de synergie et de savoir-faire». En fait, il s’agit d’un Microsoft Excel amélioré, particulièrement adapté aux petites et moyennes entreprises. Mais cette traduction plus compréhensible proposée par le journaliste ne plaît pas du tout à Bergmann, qui considère que son application est une «solution de planning de ressources pour entreprises».

Descriptions obscures

Pendant la conférence, le journaliste de Quartz a trouvé que même les produits plutôt simples avaient des descriptions très obscures. Une start-up de Hong Kong qui fait des montres sur mesure se décrit comme «une marque disruptive avec une technologie de personnalisation à la pointe et une plate-forme de contenu original».

Quant à SparkShare, une société australienne qui fait des applications de chat via vidéo se considère comme «un réseau de réactions vidéo». Interviewé par Quartz, le cofondateur de la start-up explique que le jargon est le seul moyen de vraiment expliquer ce qu’ils font:

«On pourrait faire un peu plus de jargon en disant qu’on est un réseau de livraison de streaming de contenu sur le cloud mais ça ne résonne pas trop avec les gens.»

Slate.fr

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