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Un éditorialiste de Marca compare l’affaire Benzema à l’affaire Dreyfus

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 01.06.2016 à 16 h 11

Repéré sur Marca

Non, ce n’est pas une blague.

Karim Benzema contre l'Allemagne en quarts de finale de la Coupe du monde 2014 | PATRIK STOLLARZ/AFP

Karim Benzema contre l'Allemagne en quarts de finale de la Coupe du monde 2014 | PATRIK STOLLARZ/AFP

On pensait avoir tout lu sur l’affaire Benzema. C’était sans compter sur la presse espagnole. Après la publication d’une interview de l’attaquant français qui fait beaucoup parler, et dans laquelle le Madrilène explique sa non-sélection pour l’Euro par le fait que «Deschamps a cédé sous la pression d’une partie raciste de la France», c’est un éditorialiste du quotidien sportif espagnol qui vient de faire une sortie pas vraiment maîtrisée en comparant tout cela à l’affaire Dreyfus (tout en assurant ne pas le faire –oui, c’est subtil) et en disant à tort que personne n’avait réagi aux propos de Cantona.

«Toute proportions gardées, ces déclarations de Benzema m’ont fait l’effet d’un “J’accuse!” de l’attaquant du Real. [...] La une... Oh là l’a (sic), quelle une!... Mon Dieu!... Cette une de Marca avec Karim Benzema, accusé sans preuve d’être un maître-chanteur, qui pose souriant et heureux avec sa médaille de champion d’Europe autour de son cou... cette une est un édito en soi. Et elle vaut son pesant d’or. Benzema accuse les siens, qui l’ont usé jusqu’à la corde, et dit merci a son club, le Real Madrid et son président, Florentino Pérez de ne pas avoir cédé à la pression médiatique espagnole insupportable et de l’avoir laissé vivre en paix, comme un homme livre et innocent, en attendant qu’un juge ne le condamne du contraire. Voilà ce qu’est l’État de droit, non?»

Le tout avant de finir sur une jolie erreur historique. Si Dreyfus a bien été condamné en 1894, il n’a pas été innocenté par un tribunal ordinaire en 1906, mais plutôt par un arrêt de la Cour de cassation.

Ce n’est pas la première fois que les éditorialistes espagnols nous font légèrement halluciner. La dernière fois, c’était en novembre 2015, en pleine affaire du chantage à la sextape quand un journaliste d’El Pais s’en était pris à ses excès de vitesse, et avait alors comparé le CV judiciaire de l’attaquant du Real à celui d’un gangster américain du XIXe siècle.

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