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Le gouvernement chinois appelle à un changement de régime… alimentaire

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 31.05.2016 à 16 h 42

Repéré sur Quartz, Washington Post

Selon Pékin, les Chinois consomment beaucoup trop de viandes.

BBQ | Jun Seita via Flickr CC License by

BBQ | Jun Seita via Flickr CC License by

À Pékin, le gouvernement vient de lancer un appel pour que les 1,3 milliard de Chinois limitent leur consommation de viande, raconte Quartz. La recommandation, issue de la Commission nationale pour la santé et la plannification familiale, fait partie d’une campagne pour lutter contre la forte croissance de l’obésité et de plusieurs maladies chroniques. Au fur et à mesure que ses revenus augmentaient, la classe moyenne chinoise a acheté de plus en plus de produits animaux.

L’agence de santé, qui dépend de l'État chinois, demande donc de réduire sa consommation de viande, poissons et produits laitiers à 200 grammes par jour. Comme le souligne le Washington Post, celle-ci est en moyenne de plus de 300 grammes par jour actuellement en Chine, même s’il existe une grande différence entre les populations urbaines et rurales. La consommation de viande est de 62 kg par personne et par an, et l'application des nouvelles directives nutritionnelles pourrait limiter ce chiffre à 27 kg.

Selon le Washington Post, ces recommandations pourraient constituer une aubaine non seulement pour la santé publique, mais aussi pour la planète. De nombreuses études mettent en avant le bénéfice environnemental d’une réduction globale de la consommation de viande. Par exemple, cette année, une étude de l’université d’Oxford montrait qu’un régime alimentaire plus largement à base de végétaux pourrait considérablement réduire les émissions de gaz à effet de serre due à l’alimentation.

Et l'Amérique?

L’auteur principal de cette étude, Marco Springmann, notait le rôle important de la Chine: d’après ses estimations, une réduction de la consommation moyenne de viande rouge de 100 grammes par jour dans le pays en 2050 pourrait diminuer les émissions de gaz à effets de serre liées à la nourriture de façon significative. 

Mais comme le souligne le Washington Post, «la consommation de viande moyenne par personne dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, reste encore plus élevée. Ainsi, les efforts de la Chine sont un pas en avant –et les écologistes restent optimistes quant aux changements que pourraient apporter ces nouvelles directives et une campagne d’éducation–, mais le changement global dans le secteur de l’agriculture exigera un effort mondial».

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