Sciences

Désolé les droitiers, mais les gauchers sont meilleurs en maths

Temps de lecture : 2 min

C'est la conclusion de récentes recherches sur le sujet.

Maths | Beau Maes via Flickr CC License by
Maths | Beau Maes via Flickr CC License by

Il fallait bien qu’être gaucher serve à quelque chose: des chercheurs des universités de Liverpool et Milan (ça rappelle la Ligue des Champions 2005) semble avoir déniché une caractéristique encourageante pour celles et ceux qui souffrent notamment dès qu’il s’agit d’écrire au stylo-plume ou de découper proprement une feuille avec les ciseaux «normaux» du commerce. Après avoir étudié les facultés en mathématiques de 2.000 jeunes italiens âgés de 6 à 17 ans, des psychologues des deux pays ont établi une corrélation apparemment irréfutable entre l’écriture de la main gauche et la réussite en mathématiques.

L’étude a été menée en deux étapes: d’abord à l'aide de tests de mathématiques (arithmétique, résolution de problèmes…), puis du Edinburgh Handedness Inventory, un questionnaire créé en 1971 pour déterminer le degré de latéralité d’une personne. En résumé, ce test permet de savoir si une personne est très gauchère, très droitière, ou plutôt ambidextre, avec ce que cela comporte de paliers intermédiaires.

Les résultats sont assez nets: les gauchers sujets de cette étude auraient obtenu en moyenne des notes 5 à 10% supérieures à celles de leurs homologues droitiers. Des résultats que le psychologue Giovanni Sala, qui a mené l’étude, a souhaité affiner. Il a, par exemple, noté que, selon le sexe et l’âge des participants, la différence entre gauchers et droitiers n’était pas la même. Le fossé serait plus impressionnant chez les garçons que chez les filles, et chez des sujets âgés; autrement dit, un garçon gaucher de 17 ans a toutes les chances de flanquer une raclée mathématique à son voisin droitier.

Chez les plus jeunes, la conclusion est cependant légèrement différente: les plus latéralisés (c’est-à-dire les moins ambidextres) présentent apparemment des difficultés dans leur approche des problèmes proposés, tandis que celles et ceux qui passent plus facilement d’une main à l’autre font également preuve de davantage d’habileté lorsqu’il s’agit de faire des maths.

L’histoire ne dit pas ce qu’il advient des gauchers contrariés, contraints dans leur jeunesse à écrire de la «bonne» main pour ne pas se faire remarquer. Quant à l’étude, elle n’établit pas l’origine de ces écarts parfois importants entre gauchers et droitiers. Il reste beaucoup de travail à effectuer sur ce sujet, la simple question du «choix» de notre main d’écriture n’ayant toujours pas été résolue. Pour information, il y aurait dans le monde environ 16% de gauchers, et les garçons auraient 1,5 fois plus de chances de l’être que les filles. Tout cela ne dit pas si réussite en maths et gaucherie vont de pair, ou si l’un des facteurs est une conséquence de l’autre...

Slate.fr

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