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Le roi Louie de 4 mètres de haut du «Livre de la Jungle» version Jon Favreau a vraiment existé

Repéré par Thomas Messias, mis à jour le 26.05.2016 à 14 h 15

Repéré sur New Scientist

Comme les orangs-outans n’ont jamais mis les pieds en Inde, Jon Favreau s’est inspiré de l’immense gigantopithèque.

Neel Sethi joue le rôle de Mowgli face au roi Louie dans «Le Livre de la Jungle» de Jon Favreau | Disney Enterprises, Inc.

Neel Sethi joue le rôle de Mowgli face au roi Louie dans «Le Livre de la Jungle» de Jon Favreau | Disney Enterprises, Inc.

Ceux qui se sont risqués (avec bonheur, car le film est franchement réussi) à aller voir Le Livre de la jungle version Jon Favreau ont notamment pu être surpris par la scène de la rencontre de Mowgli avec le roi Louie. D’abord parce que le singe n’est pas franchement aussi rigolo que dans le dessin animé de Walt Disney. Ensuite parce qu’il semble mesurer 3 ou 4 mètres de haut, remplissant à lui seul le temple en ruine dans lequel le petit d’homme a osé s’aventurer. Aussi terrifiant que géant, Louie ressemble à un de ces poissons trop gros pour son aquarium dont on devine qu’il a naturellement stoppé sa croissance lorsque son corps a réalisé qu’il allait bientôt être trop imposant pour que la vie dans son habitat puisse encore être possible.

Il y a évidement chez Favreau et ses producteurs une volonté de se démarquer du Disney pour faire plus «adulte», mais pas seulement. Dans un souci de crédibilité, les scénaristes se sont documentés sur les espèces animales et ont vite réalisé que, contrairement à ce qu’affirment le livre de Kipling et son adaptation animée, il n’y a jamais eu d’orangs-outans en Inde, pays où se situe l’action. La suite, c’est New Scientist qui la dévoile: il a fallu transformer Louie en un gigantopithèque, singe qui a bel et bien vécu en Inde il y a 300.000 à 400.000 ans.

Plus imposant que Chewbacca

Les paroles de la fameuse chanson «Être un homme comme vous» ont même été modifiées afin d’y insérer le nom de l’espèce. Dans l’un des passages, on entend donc: «A gigantopithecus like me-e-e/Can learn to be/Hu-u-uman/To-o-oo! Soit, en français: «Un gigantopithèque comme moi/Pourrait, je crois/Être parfois bien plus humain qu’vous.»

Reste que, malgré sa volonté de faire partie de l’espèce humaine dans la fiction, dans la réalité, ce singe si méconnu était, comme le souligne une infographie réalisée par New Scientist, deux fois plus grand et huit fois plus lourd que l’être humain moyen… Certes, il était plus petit que le légendaire King Kong mais tout de même une fois et demie plus imposant que Chewbacca. Car la particularité des gigantopithèques, qui leur vaut cette jolie appellation, c’est qu’ils pouvaient mesurer jusqu’à 3,5 mètres de haut, ce qui en fait les plus grands singes ayant jamais évolué sur Terre (jusqu’à preuve du contraire).

Dans un second article, le New Scientist dévoile comment des scientifiques ont retrouvé la trace des gigantopithèques en 1935, du côté de Hong Kong. Une découverte d’autant plus fascinante que ce singe, par certains aspects, semblait plus proche d’un panda géant que d’un orang-outan. Le mystère autour de son extinction, lui, reste intact.

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