Monde

Pour prendre au sérieux les sondages sur la présidentielle américaine, attendez août

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 25.05.2016 à 17 h 19

Repéré sur Princeton Election Consortium

Les résultats donnés entre mars et août sont généralement peu fiables.

Donald, lors d'un meeting à Charleston, en Virigine-Occidentale, le 5 mai 2016. Brendan Smialowski / AFP

Donald, lors d'un meeting à Charleston, en Virigine-Occidentale, le 5 mai 2016. Brendan Smialowski / AFP

Vous avez probablement vu passer ces sondages qui annonçaient une victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton, lors des élections, en novembre prochain. À un peu plus de cinq mois du scrutin, et alors qu’on n’est pas encore complètement sûr que le duel opposera l’ancienne secrétaire d’État à l’entrepreneur américains, les médias commencent largement à relayer des tendances d’opinion pour le vote de novembre.

Pourtant, souligne Sam Wang de l’université de Princeton, si vous soutenez Hillary Clinton, ou si vous souhaitez simplement ne pas vivre dans un monde où un homme qui se contredit jour après jour et fait des déclarations plus farfelues et effrayantes les unes que les autres puisse devenir président d’une des plus grandes nations du monde, ne paniquez pas. Au lieu de ça, penchez-vous sur l’historique de ces sondages.


C’est donc ce qu’il a fait et découvert que le mois de mai n’était pas forcément le meilleur moment pour essayer de déterminer ce qui va se passer en novembre prochain. Au vu de ses résultats, on peut en déduire qu’étonnement les sondages faits en février –soit juste avant le début des primaires– donnent en général des résultats plus proches de ce qui s’est passé lors de l’élection que ceux conduits en mars, avril ou mai.

En fait, c’est d’ailleurs aux alentours de 160 jours de l’élection (soit pile en ce moment) que les prédictions sont les pires:

«Maintenant est vraiment le pire moment pour s’intéresser à de nouveaux sondages. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce qu’un des deux partis (ou les deux) n’a pas encore décidé de son candidat –comme c’est le cas avec Hillary Clinton et Bernie Sanders actuellement. Il est d’ailleurs assez drôle de constater que les sondages nationaux n’atteindront pas leurs niveaux de précision de février, avant le mois d’août. À l’époque, l’écart entre Clinton et Trump était de cinq points en faveur de la candidate démocrate. Alors pourquoi ne pas attendre après les conventions pour se reconcentrer sur les sondages? Vous pouvez attendre?»

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