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Coming-out, mariage et orgasme… Une étude raconte les amours LGBT

Temps de lecture : 2 min

Les résultats dénotent que la tolérance gagne du terrain.

Melissa Adams et and Meagan Martin lors de leur mariage à Lexington (Caroline du Sud), le 11 juillet 2016 I JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Melissa Adams et and Meagan Martin lors de leur mariage à Lexington (Caroline du Sud), le 11 juillet 2016 I JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les hommes hétérosexuels jouissent plus souvent que les hommes homosexuels. C'est en tout cas ce qu'affirme Match. L'application de rencontre publie chaque année depuis six ans une étude portant sur les célibataires Américains nommée «Singles in America». Pour la première fois, elle publie des informations spécifiques aux célibataires lesbiens, gays, bisexuel-le-s et transgenres (LGBT).

Ces informations, qualifiées de «stupéfiantes» par Out, portent notamment sur le coming-out, le mariage et l'orgasme. Justin Garcia, professeur à l'université de l'Indiana et conseiller scientifique de Match, a expliqué au magazine gay qu'il s'agit de «savoir à quel point les LGBT sont différents et à quel point ils sont similaires» dans leurs rencontres amoureuses.

Extrait de la série Broad City

Singles in America 2016 montre que 56% des célibataires lesbiens et gays interrogés ont toujours voulu se marier, contre un quart qui n'en a jamais eu envie et 21% d'indécis. La gay pride américaine célébrera cette année le premier anniversaire de la décision de la Cour Suprême d'autoriser le mariage des couples de même sexe dans les 50 États. 48% des plus jeunes célibataires LGBT désirent avoir un enfant au cours de leur vie.

Parmi les informations contenues dans l'étude, on apprend aussi que 56% des interrogés sont déjà sortis avec quelqu'un rencontré en ligne. Les rencontres sur application représentent 46% des derniers «dates».

La question de l'orgasme fait apparaître une fracture genrée: les hommes jouissent en moyenne plus souvent que les femmes. Les hommes hétérosexuels atteindraient l'orgasme dans 85% de leurs rapports sexuels, contre 82% pour les bisexuels et 80% pour les homosexuels. Les femmes qui jouissent le plus souvent n'atteignent que le chiffre de 65%. L'ordre est différent de chez les hommes puisqu'il s'agit des lesbiennes. Viennent ensuite les hétérosexuelles (57%) et les bisexuelles (48%).

Extrait de la série Empire

Coming-out différenciés

On découvre aussi que les LGBT ne prennent pas conscience de leur orientation ou de leur identité au même moment et que cette différence est encore plus vraie lorsqu'il s'agit de sortir du placard. Les hommes transgenres sont les premiers à «réaliser la vérité», soit vers 13 ans en moyenne, pour l'annoncer cinq ans plus tard. Les femmes transgenres sont à l'inverse les plus tardives, avec une prise de conscience aux alentours 18 ans assumée après 25 ans. Les bisexuel-le-s et les lesbiennes dessinent trois catégories aux schémas proches.

L'étude laisse penser que la communauté LGBT est particulièrement ouverte aux États-Unis puisque 47% des interrogés sont prêts à sortir avec une personne transgenre contre 44% qui ne voudraient pas et 9% d'indécis. Les hommes et femmes transgenres sont par ailleurs 61% à prévenir leur partenaire qu'ils sont ne sont pas en adéquation avec leur genre assigné à la naissance avant le premier rendez-vous.

Extrait de l'étude Singles in America, avec l'autorisation de Match

Données privées des utilisateurs?

Les données ayant servi à l'étude ont été recoltées auprès d'un panel représentatif de 1.002 Américains LGBT, âgés de 18 à 70 ans: 49% d'hommes (cis-genres), 40% de femmes (cis-genres), 2% d'hommes transgenres, 2% de femmes transgenres et 2% de genderqueer. Match rappelle que les données fournies par les utilisateurs de l'application ne sont pas utilisées dans le cadre de cette enquête annuelle. Elles ne permettraient pas d'obtenir des informations aussi précises que celles présentes dans Singles in America 2016.

Extrait de la série Shameless

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