Santé

Qui s’assemble finit par se ressembler (et avoir les mêmes ennuis de santé)

Temps de lecture : 2 min

Au fil du temps, la santé des couples se «synchronise».

Cœur pansé | Nicolas Raymond via Flickr CC License by
Cœur pansé | Nicolas Raymond via Flickr CC License by

On connaît l’adage: qui se ressemble s’assemble. Mais qui s’assemble finit aussi par se ressembler, et pas seulement du point de vue du caractère. Les corps de deux personnes en couple se «synchronisent» avec les années et finissent par avoir les mêmes maladies, démontre une étude américaine résumée par la radio NPR.

Après avoir étudié plus de 1.500 couples mariés à travers les États-Unis, la chercheuse Shannon Mejia a observé de fortes similarités dans les profils médicaux des personnes qui avaient passé près de cinquante années ensemble. Elle a trouvé que les couples avaient souvent un taux de cholestérol similaire ou des problèmes de reins et de préhension identiques.

Un lien physique se crée

Évidemment, ces ressemblances s’expliquent aussi parce que nous tendons à choisir des partenaires du même milieu social, voire d’un ADN pas trop éloigné. Mais les chercheurs ont comparé les jeunes couples et les couples plus âgés et il restait des différences qui ne s’expliquaient pas seulement par le choix initial. Autrement dit, un lien physique, et pas simplement émotionnel, s’était créé avec le temps.

Il y a de multiples raisons à cela, comme le partage des repas, qui, s’ils sont trop gras, affectent les deux membres de la paire. Un partenaire dépressif et qui ne veut plus sortir entraîne aussi l’autre à rester plus cloîtré chez lui et à avoir moins d’activité physique.

Implications médicales

Fort heureusement, ceci vaut pour le pire, comme pour le meilleur. D’autres recherches, menées l’Université d’État du Michigan, montrent en effet que, dans les couples où l’un des partenaires est plus optimiste, l’autre en est affecté positivement, développant moins de diabète et d’arthrose au fil du temps que dans les autres couples à profil socio-démographique similaire.

Ces recherches sont encore à l’état d’embryon et doivent être confirmées et développées. Mais elles pourraient entraîner une nouvelle manière de faire de la médecine, en s’intéressant aussi au conjoint, et plus seulement à l’individu isolément.

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