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Facebook veut convaincre la droite américaine qu’elle y a aussi sa place

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 19.05.2016 à 16 h 09

Repéré sur The New York Times

Le réseau social se veut progressiste mais aussi conservateur.

Le réseau social essaie de regagner la confiance de la droite américaine et de gommer son image uniquement progressiste | C_osett via Flickr CC (domaine public)

Le réseau social essaie de regagner la confiance de la droite américaine et de gommer son image uniquement progressiste | C_osett via Flickr CC (domaine public)

Facebook essaie de limiter les dégâts. Après les accusations, le 9 mai, de suppressions de contenus conservateurs de ses tendances, le réseau social essaie de regagner la confiance de la droite américaine. Pour cela, raconte le New York Times, le réseau social s’est tourné vers Joel Kaplan, vice-président de Facebook, en charge de sa politique publique mondiale et fervent conservateur.

Kaplan était notamment un conseiller de George W. Bush et avait été engagé en 2011 par la réseau social, sur l’insistance de Sheryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook, qui le connaissait de Harvard. Comme l’explique le New York Times, «M. Kaplan, qui est basé à Washington, a été engagé il y a cinq ans pour contrebalancer l’impression que Facebook penche à gauche du spectre politique».

Il faut dire que les deux visages principaux de Facebook, Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg, sont particulièrement connus pour leurs idées progressistes. Le quotidien new-yorkais rappelle par ailleurs que, dans l’imaginaire, Facebook est souvent lié au Parti démocrate:

«Cette image –entretenue par les sorties de Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg–  devient de plus en importante à changer étant donné l’influence énorme de l’entreprise avec 1,65 milliard de membres dans le monde entier et son rôle de distributeur d’informations.»

Persuasion

Alors quand Facebook lance son opération pour limiter les dégâts côté républicain, Joel Kaplan est vite en première ligne. Sur son compte Facebook d’abord, où il rappelle ses engagements politiques et assure –comme l’ont déjà fait Mark Zuckerberg et Facebook– qu’aucune preuve n’indique pour le moment que les éditeurs des tendances ont supprimé certains contenus en raison de leur provenance et où il tient à démontrer que Facebook est une plateforme «pour toutes les voix, dont les voix conservatrices». Un post que Mark Zuckerberg, et Sheryl Sandberg se sont –bien évidemment– empressés de commenter.

Le New York Times indique par ailleurs que Joel Kaplan a vite organisé une réunion entre les responsables de Facebook et quelques figures majeures de la droite américaine. Mais même s’il réussit à les convaincre, le quotidien new-yorkais souligne qu’il devra ensuite persuader une autre partie de la droite, celle qui n’est plus représentée par les élites.

Facebook a rappelé à de nombreuses reprises à quel point il souhaitait rester neutre, et ce même pour la prochaine campagne présidentielle américaine, alors que plusieurs employés se demandaient s’ils devaient faire quelque chose pour empêcher que Donald Trump ne s’installe à la Maison Blanche.

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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