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Les centrales nucléaires allemandes obtiennent un sursis

Temps de lecture : 2 min

Manifestation anti-nucléaire en Allemagne 2009
Manifestation anti-nucléaire en Allemagne 2009

La nouvelle alliance au pouvoir en Allemagne après les élections du mois dernier veut prolonger la vie de 17 centrales nucléaires qui étaient promises au démantèlement pour 2022, un changement de politique qui provoque la colère des opposants au nucléaire.

Dans des négociations cette semaine, les chrétiens démocrates d'Angela Merkel et leurs partenaires libéraux du gouvernement sont arrivés à un accord préliminaire pour autoriser les réacteurs concernés à fonctionner plus longtemps, jusqu'à ce que les énergies renouvelables puissent les remplacer.

Les partis d'opposition ont promis de lutter contre cette politique, et des centaines de manifestants se sont rassemblés devant les bureaux berlinois où avaient lieu les négociations pour la formation du gouvernement. L'énergie faisait partie des enjeux forts de la négociation. «Si cette mesure est confirmée, vous pouvez compter sur le mouvement antinucléaire ici», a averti Mathias Edler, expert sur l'énergie nucléaire à Greenpeace Allemagne.

Le pays est depuis des dizaines d'années en grande partie opposé à cette source d'énergie, et la convention du 14 juin 2000 pour sortir du nucléaire avait entériné cette orientation. Mais un quart de l'électricité du pays est toujours produite dans ses réacteurs, et le seul moyen de s'en passer pour l'instant serait de recourir davantage au charbon. Le remède serait alors pire que le mal pour l'Allemagne, qui ne pourrait atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La deuxième solution serait de consommer davantage de gaz naturel, mais ceci augmenterait sa dépendance envers la Russie, son plus gros fournisseur. A moyen terme le retour du nucléaire en Allemagne, favorisé par le résultat des élections, s'annonçait donc comme très probable ces derniers temps.

Reste à en définir les modalités: le prolongement de la vie des centrales représente aussi un enjeu économique d'importance. Celles-ci étant en fin de vie, elles ont dépassé leur période d'amortissement et peuvent fonctionner à moindre coût. Les énergéticiens allemands sont donc sur les rangs pour bénéficier de cette source de profits inespérée (1 million d'euros par jour par centrale, d'après le think tank allemand DIW).

[Lire l'article complet sur le Wall Street Journal]

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