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Comment Apple a tué le collectionneur de musique qui est en moi

Temps de lecture : 14 min

Avec iTunes et son interface déroutante, il est hélas très facile d’effacer une chanson de son disque dur sans l’avoir vraiment voulu.

Capture iTunes
Capture iTunes

La semaine dernière, un post étonnant, tiré du blog d’un certain James Pinkstone, a circulé sur les réseaux sociaux. Pinkston y raconte comment il a perdu vingt années de collecte de fichiers de musique en s’abonnant à Apple Music; comme il l’explique, le service passe en revue toute sa collection de fichiers MP3 et WAV conservés dans la bibliothèque iTunes et les remplace par des versions en streaming localisées dans un cloud détenu par Apple. Les fichiers originaux, à ce qu’en comprend alors Pinkstone, ont été écrasés pendant ce processus. À sa grande surprise, lorsqu’il appelle Apple Support pour comprendre ce qui s’est passé et comment le réparer, il lui est répondu que c’était exactement comme cela qu’Apple Music –le service de streaming de la compagnie, lancé il y a un an– est censé fonctionner.

Ces allégations sont pour le moins dérangeantes –surtout si, comme moi, vous avez récemment contracté un abonnement à Apple Music afin de pouvoir écouter en avant-première le nouvel album de Drake! Ce qui m’a surtout préoccupé, c’est d’apprendre que bon nombre des chansons qu’Apple aurait enlevé du disque dur de Pinkstone n’avaient pas été correctement remplacées. À titre d’exemple, en lieu et place d’une version rare d’une chanson des Fountains of Wayne que Pinkston avait téléchargée ou ripée sur son ordi en mp3, Apple avait installé une version plus couramment disponible de cette même chanson.

Attend, me dis-je alors en moi-même: est-ce que cela signifie que toutes les personnes qui ont téléchargé la première version, qui avait leaké, de «Controlla» de Drake, avec un feat. plaisant de Popcaan, artiste jamaïcain, allaient se réveiller un beau matin en réalisant qu’Apple Music l’avait remplacé par la version officielle –et sans Popcaan– de l’album?

Rupture numérique

Colère et panique, voilà ce que ce post de Pinkston a provoqué chez moi. Il y avait donc une autre raison de haïr un logiciel de musique d’Apple –ce que je faisais déjà depuis des années, iTunes concentrant l’essentiel de ma hargne. Jusqu’ici, ce mécontentement avait été nourri par le bordel sans nom dans lequel iTunes avait laissé ma collection musicale digitale. Si ce que Pinkstone disait était vrai, il était possible qu’Apple Music soit déjà en train d’assiéger ce qui reste de ma magnifique collection, autrefois si bien rangée.

Cela n’a pas toujours été le cas. À une certaine époque, iTunes était un bon logiciel. Pendant un temps, il n’était pas sans rappeler Winamp, ce petit logiciel élégant et gratuit que j’avais installé, comme des millions d’autres internautes, quand on utilisait Napster et Audiogalaxy pour télécharger de la musique par wagons entiers. La lune de miel digitale n’a pas duré: avec le lancement de l’iTunes store et le délaissement de l’iPod pour l’iPhone, iTunes est devenu le centre névralgique de gestion de tous types de données et pas seulement de la musique, mais des photos, des podcasts, des apps, des séries, et autres. Comme Farhad Manjoo l’écrivait dans Slate en 2012 dans un article sobrement intitulé «Quelqu'un va-t-il emmener iTunes faire un petit tour et en finir?», le logiciel est devenu un monstre boursouflé qui n’était même plus bon à faire les choses qu’Apple le force à faire.

Chaque fois que je pense à l’impact d’iTunes sur la texture et la structure de ma consommation de musique, je me sens perdu et aigri

Ces dernières années, iTunes est devenu une sorte de trou noir pour moi. J’ai cessé de comprendre ce qu’il fabriquait quand je téléchargeais une chanson et que je la déplaçais dans ma bibliothèque. Je ne pige pas comment elle est potentiellement liée à Apple Music ou quel rôle joue iCloud dans la gestion de mes données. Surtout, je n’arrivais pas à comprendre ce qui se passait lors des synchronisations –ce processus mystérieux et exaspérant par lequel je dois passer à chaque fois que je place une chanson spécifique sur mon iPhone.

Rien de tout cela ne fait sens pour moi et à chaque fois que je pense à l’impact d’iTunes sur la texture et la structure de ma consommation de musique, je me sens perdu et aigri.

Comment ai-je pu devenir l’équivalent du type qui ne possédait que de huit CD, dont un Puff Daddy?

J’ai adoré collectionner de la musique. C’était un processus chouette et permanent, qui a duré des années et qui m’a permis de constituer une sorte de capsule témoin de mes goûts. Après avoir arrêté d’acheter des CD –j’en avais déjà accumulé une très belle collection avant de quitter le lycée–, j’ai traité mes mp3 comme ma propriété personnelle en mettant un point d’honneur a posséder les albums et chansons que j’aimais et que je voulais conserver pour les années à venir. Je ne vais pas vous la jouer Haute-Fidélité, mais c’est un fait que ma vie s’est enrichie grâce à cette collection: en plus de me permettre de me souvenir de chansons que j’aimais et que j’aurais pu, sans cela, oublier, et m’y donner un accès facile, elle était une sorte de témoin de qui j’étais.

La lecture du post de Pinkston m’a rappelé à quel point ma vie de fans de musique est devenue plus fracturée et moins délibérée avec iTunes. Au lieu d’être à la tête d’une collection que j’entretiens et que j’agrandis au fur et à mesure, je possède des quantités de fichiers disparates sur mes divers appareils. Ces jours-ci, quand je veux écouter de la musique, je lance des playlists en streaming élaborées par quelqu’un d’autre ou le dernier gros machin sortit récemment, The Life of Pablo de Kanye West ou ANTI de Rihanna.

Comment ai-je pu devenir l’équivalent du type qui, auparavant, ne possédait que de huit CD, dont No Way Out de Puff Daddy et deux Best-of des Beatles? Une partie de ce changement s’explique par mon âge, clairement: passé la trentaine, les gens ont généralement moins d’énergie pour cultiver leurs goûts musicaux que lorsqu’ils étaient plus jeunes. Une autre a à voir avec la montée en puissance du streaming audio. On pourrait dire que ma «collection» est désormais constituée de tout ce qui est disponible sur Apple Music et sur Spotify, auquel je me suis abonné en 2011.

Achats iTunes vs bootlegs et raretés

Malgré cela, je crois qu’Apple –et iTunes en particulier– devrait endosser bien davantage de responsabilités pour le changement de mes habitudes d’auditeur.

La racine du problème, c’est que l’interface d’iTunes est à présent conçue, avant toute chose, pour intégrer sans accrocs tous les autres produits Apple. Pour des raisons valables, Apple permet très facilement à l’auditeur d’écouter des chansons auxquels ses achats lui donnent accès, comme abonné à son service de streaming ou comme client de son magasin en ligne. Quand j’ai acheté Ratchet, de Shamir sur iTunes, le jour de sa sortie, il s’est chargé automatiquement sur mon téléphone, mon ordinateur portable et mon poste de travail. Depuis sa sortie, je n’ai eu aucune difficulté à l’écouter et comme il est disponible dans toutes mes bibliothèques iTunes –celle de la maison, celle du travail et celle de mon téléphone–, j’ai comme l’impression de le posséder.

Il y a tant d’autres musiques que j’aime, qui n’existent que sous la forme d’entropies abjectes pour la simple raison qu’elles ne font pas partie du système Apple

Mais je ne peux pas en dire autant de bien d’autres musiques que j’aime, qui n’existent sur certains de mes appareils que sous la forme d’entropies abjectes pour la simple raison qu’elles ne font pas partie du système Apple. L’album Acid Rap, du génial Chance the Rapper, sorti en 2013, n’est disponible que sous la forme d’une téléchargement gratuit sur des sites de mixtapes; comme je ne l’ai pas acheté sur l’iTunes store et que je ne peux par l’écouter en streaming depuis Apple Music, il n’apparaît donc pas automatiquement dans ma bibliothèque digitale et je pense donc rarement à l’écouter. Il en va de même pour les chansons classiques mais jamais sorties officiellement par Eminem, apparues sur la toile en 2002 et 2003 ou de raretés comme la démo de Julian Casablancas pour les Strokes «I'll Try Anything Once» qui apparaît dans la BO de Somewhere.


Une véritable collection personnelle est inévitablement emplie d’un tel bric à brac. Mais si j’ai bel et bien possédé toutes ces chansons à un moment donné de ma vie, elles ne se trouvent pas toutes au même endroit parce que iTunes rend la chose quasi impossible. À une époque où les artistes partagent toujours plus généreusement leurs démos avec leurs fans via internet sans jamais les monétiser, j’ai perdu toute capacité à prendre en compte ce qui n’est pas officiellement sorti.

Détestation générale

Comment m’en suis-je retrouvé là? Je ne le sais pas trop, si ce n’est qu’en plus d’une occasion, j’ai rencontré des problèmes de synchronisation en tentant de transférer quelque chose sur mon iPhone ou en tentant d’effacer des photos ou des podcasts ou des films pour faire un peu de place. Quelle que soit la manœuvre intentée, j’ai dû sélectionner les mauvais paramètres, ou cliqué sur les mauvaises cases ou le mauvais bouton; tout ce que je sais, c’est qu’Apple a, de manière répétée, viré de ma collection toutes les chansons que j’avais pu télécharger à l’exception de celles que j’avais achetées directement sur l’iTunes Store.

Il est ridicule que les étapes requises pour déplacer des fichiers d’un appareil Apple à un autre aient le potentiel de me dépouiller de tout ce que je possède

Du moins, c’est ce que j’imagine. Mais la vérité, c’est que je suis un narrateur très peu fiable, car quand j’utilise iTunes, je n’ai en fait absolument aucune idée de ce qui se passe ou des potentielles conséquences de mes actions. Alors je ne suis pas tout à fait certain de la manière dont ma collection a été décimée. Tout ce que je sais, c’est que je suis passé d’une tonne de mp3 –dont nombre d’entre eux avaient été téléchargés depuis des blogs ou des sites d’artistes pour le retrouver avec le susmentionné Ratchet, Watch the Throne de Kanye West and Jay-Z, et une poignée d’autres albums et chansons de base que j’ai achetés sur l’iTunes store.

Si j’étais meilleur en ordinateur ou un peu plus adepte de l’interprétation du lange cryptique qui foisonne dans les boîtes de dialogue d’Apple, ma vie serait sans doute différente. D’un autre côté, il est tout de même ridicule qu’un logiciel provenant d’une des compagnies les plus réputées du monde soit un tel champ de mines, et que les étapes requises pour déplacer des fichiers d’un appareil Apple à un autre aient le potentiel de me dépouiller de tout ce que je possède. Il n’est pas non plus normal que toutes les personnes que je connais et qui continuent d’utiliser iTunes détestent ce logiciel et que de nombreuses personnes aient fini par lui préférer le streaming parce que gérer sa discothèque est devenue trop pénible.

Perte d'habitudes

Dans mon cas, la chose est arrivée progressivement et de manière chaotique: si je continue, à l’occasion, de chercher des mixtapes ou des leaks sur la toile, j’ai globalement cessé d’écouter toute musique qui n’est pas présente sur Spotify. En fait, si je n’ai plus de collection de musique, c’est qu’à cause d’Apple, il est trop difficile et trop frustrant de tenter d’en maintenir une. Et si je suis partiellement à blâmer, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’iTunes m’a littéralement privé de certaines de mes habitudes que j’avais pourtant l’habitude de chérir, comme celle de télécharger les mixtapes de Lil’ Wayne dès qu’elles sortaient ou de me sentir obligé d’acheter chaque nouvel album des Smashing Pumpkins, alors que ça fait des années que je ne les écoute plus.

En compliquant à ce point la gestion de ma discothèque digitale, iTunes a même failli m’éloigner de certains artistes que j’aurais pu adorer en d’autres circonstances – comme Lil’ B, ce rappeur ultra-prolifique qui a sorti des milliers de chansons dont aucune n’est disponible sur les services de streaming et ne peuvent être achetées sur l’iTunes store.

Je ne vais pas vous dire que c’est rationnel: bien sûr que je pourrais écouter Lil’ B si je le voulais. Sauf que l’expérience constamment pénible d’utilisation du logiciel d’Apple pour acheter, organiser et accéder à ma musique a fini par dissoudre ce sentiment de propriété et d’identification qui était le mien. Ce faisant, Apple a littéralement éteint une partie de moi qui me manque.

Des fichiers rééllement effacés?

Il fallait donc que je tente de comprendre comment utiliser iTunes et Apple Music, au risque de ma propre vie. J’ai bien failli y passer, comme en témoigne ce selfie pris au bout de trente minutes passées au téléphone avec une personne de l’assistance technique d’Apple qui a fait de son mieux pour tenter de me sortir des ténèbres.

Oui, vous ne rêvez pas, c’est bien de l’eczéma, une réaction qui ne m’arrive que lorsque je suis en état de stress et d’incertitude maximum. En relisant les notes prises durant ma conversation, je ne suis pas étonné que mon corps ait réagi de la sorte et je ne peux définitivement pas dire que j’en suis sorti avec une meilleure compréhension de ce qui a pu arriver à la discothèque digitale de James Pinkstone.

Mais au final, je peux quand même dire que j’ai au moins pu me mettre les idées au clair grâce à une experte d’Apple Music, la bien nommée Serinity Caldwell. Caldwell est rédactrice en chef d’iMore, un site d’info d’Apple et co-auteur d’un livre sur Apple Music; J’ai pu m’entretenir avec elle grâce à un post de blog sur le problème rencontré par Pinkston et dans lequel elle affirmait en substance que les choses dont il avertissait ses lecteurs n’avaient pas pu se produire de la manière dont il les décrivait.

Quelle propriété?

Ce que Caldwell m’a permis de réaliser au bout d’une demi-douzaine d’e-mails fort patients est qu’Apple Music représente une tentative ratée et indéchiffrable de brouiller les lignes entre le fait d’être «propriétaire» d’une chanson et de l’écouter en streaming. Comme Caldwell me l’a expliqué, l’app est conçue pour faire en sorte que vous chansons soient présentes sur vos divers appareils et d’en créer des sauvegardes vous permettant de les écouter en streaming depuis votre propre cloud.

Apple Music représente une tentative ratée et indéchiffrable de brouiller les lignes entre le fait d’être «propriétaire» d’une chanson et de l’écouter en streaming

C’est censé marcher même avec des chansons qui ne sont pas disponibles sur Apple Music: si je veux écouter Acid Rap de Chance the Rapper sur mon iPhone, quand bien même les fichiers originaux ne sont présents que sur l’un de mes ordinateurs, Apple fera une copie de ces chansons et les placera dans le cloud. Mais le problème, à ce que j’en comprends, c’est qu’autant que possible, Apple n’est pas disposé à le faire –car Apple préfère vous proposer des chansons provenant directement de l’Apple Music Library. Ce qui veut dire que si j’ai par exemple téléchargé Views de Drake sur mon ordi de bureau sous la forme de MP3 et que je veux les écouter sur mon iPhone en rentrant à la maison, l’app me fournira un streaming de la version d’Apple Music plutôt que de sauvegarder le mp3 sur mon cloud et de me le faire écouter.

Effet pervers

Malheureusement, il en résulte parfois des mélanges: dans le cas de cette démo des Fountains of Wayne dont parle Pinkston, il est probable qu’Apple l’a identifié comme la version de la chanson qu’elle possède dans sa discothèque de streaming et l’a donc jouée en lieu et place de celle que Pinkstone voulait entendre. Voilà pourquoi je m’inquiète de voir disparaître ma version de «Controlla» de Drake avec Popcaan sur mon disque dur: l’expérience semble suggérer qu’iTunes pourrait la confondre avec la version officielle du même morceau et me la proposer sans faire la différence.

Mais la musique de Pinkstone a t-elle été effacée, comme il l’affirme? Caldwell admet qu’elle a été déconcertée, mais a proposé une possible explication: une des choses qu’Apple Music vous permet de faire est d’effacer une chanson de votre disque dur et de continuer de l’écouter sur tous vos appareils depuis le cloud. Le truc, c’est que cela ne marche que tant que vous êtes abonné à Apple Music; si vous suspendez votre abonnement, le flux cesse d’être accessible et à moins d’avoir le fichier original sauvegardé quelque part, vous l’avez perdu pour de bon.

Un des grands défauts d’iTunes est qu’il est très facile d’effacer une une chanson de votre disque dur sans le vouloir: non seulement les icônes du cloud qui apparaissent à côté de chaque chanson sont totalement opaques et déconcertantes, mais il est également possible qu’une chanson effacée apparaissent toujours dans votre bibliothèque, sans que l’on puisse déterminer s’il s’agit d’un stream ou d’un fichier local.

Apple Music semble enfin répondre à la promesse non tenue de réunir en un même lieu tout mon bric à brac musical

La promesse d'un nouvel avenir?

C’est peut-être ce qui est arrivé à Pinkstone. C’est en tous cas difficile à dire en lisant son post et il n’a pas répondu à mon e-mail qui lui demandais quelques clarifications. Malgré cela, il est clair, pour moi, qu’Apple Music n’est pas conçu pour effacer ma musique et la remplacer par n’importe quoi. Apple Music est conçu pour éliminer le besoin pour moi de synchroniser constamment mes différents appareils. Ce faisant, Apple Music semble enfin répondre à la promesse non tenue de réunir en un même lieu tout mon bric à brac musical.

À présent que j’ai compris cela et que mes plaques rouges se sont estompées, il m’apparaît possible d’utiliser les fonctionnalités d’Apple Music pour rebâtir mon ancienne collection de disques. Il va sans doute me falloir tâtonner –car il y a pour moi quelque chose de fondamentalement contre-intuitif dans l’idée que tous mes appareils vont contenir certaines chansons devant être stockés localement et d’autre qui n’existent que sous la forme de flux– mais il est au moins déjà réjouissant de penser que je vais enfin pouvoir me relancer dans l’élaboration d’une nouvelle bibliothèque musicale.

Tout a donc l’air absolument parfait. Mais iTunes aussi avait l’air parfait. Alors avec tout le respect que je dois à Apple, j’y croirai quand je le verrai. En attendant, je ne suis pas près de cesser de vérifier que ma version de «Controlla» a bien des vrais bouts de Popcaan dedans…

Leon Neyfakh Journaliste

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