Égalités / Monde

Au Japon, les femmes enceintes luttent contre «le harcèlement à la démission»

Temps de lecture : 2 min

Le phénomène, appelé «matahara», touche une femme sur cinq dans l’archipel.

Photo en Une de Slate: une femme enceinte à Tokyo en juillet 2013. YOSHIKAZU TSUNO / AFP. Vidéo France 24.

«J’ai annoncé ma grossesse au travail, deux semaines plus tard j’ai reçu un avis de licenciement pour mauvaise attitude au travail.» Voici l’un des nombreux témoignages recueillis par Sayaka Osakabe, fondatrice et présidente de Matahara.net, interviewée dans un reportage de France 24. Le «matahara», c’est cette pratique devenue courante au Japon, qui consiste à harceler et même à licencier une femme dès qu’elle est enceinte.

Sayaka Osakabe, rédactrice en chef de magazine, a elle-même subi de fortes pressions de ses patrons pour démissionner, «au point de faire deux fausses couches», raconte Le Monde dans un papier consacré au sujet.

Classé 104e en matière d’égalité des genres

Selon une récente étude du ministère du Travail et de la Santé japonais, 21,4 % des femmes disent avoir été maltraitées lorsqu'elles étaient enceintes dans leur entreprise.

Si on le compare aux autres économies développées, le Japon apparaît comme un pays fortement marqué par les inégalités femmes-hommes. Il est classé 104e en matière d’égalité des genres par le Forum économique mondial. Seul un tiers des mères d’un enfant en bas âge travaillent, contre plus de 80% des femmes célibataires sans enfant. Aux élections municipales d’avril 2015, le parti du Premier ministre, Shinzo Abe, n’a présenté que 3,6% de candidates.

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