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Comment exprimer son désaccord à l’étranger sans choquer personne?

Repéré par Alexis Patri, mis à jour le 12.05.2016 à 12 h 06

Repéré sur Washington Post

Ces conseils peuvent s’avérer indispensables, en voyage d’affaires ou en vacances.

C'est raté pour ces deux personnes | Daniel N. Reid via Flickr CC License by

C'est raté pour ces deux personnes | Daniel N. Reid via Flickr CC License by

«Je désire les Polonais charnellement.» Cette phrase prononcée en 1973 par Jimmy Carter via la voix d’un interprète est restée parmi les plus célèbres erreurs de traduction. Mais lorsqu’on voyage à l’étranger, nul besoin d’un tiers pour déclencher un moment de gêne et offenser son interlocuteur, selon le Washington Post.

Le journal propose donc un guide tiré du travail d’Erin Meyer, professeure dans une école de commerce américaine et auteure de The Culture Map, afin de comprendre les codes sociaux étrangers et d’éviter les impairs, particulièrement lorsqu’il s’agit d’exprimer un désaccord.

Erin Meyer a créé deux graphiques. Le premier indique le niveau d’expressivité de chaque pays —si les nationaux haussent la voix, se touchent, etc., et si ces comportements sont considérés comme professionnels. Le second croise ces données avec la propension de chaque pays à exprimer ou à fuir le conflit.

Français contre Suédois

On apprend donc que, selon la professeure, Français, Russes et Israéliens «ont tendance à exprimer leurs émotions avec passion et leurs désaccords ouvertement. Ils voient les confrontations et le débat comme des éléments positifs qui n’entameront pas une relation». À l’extrême opposé, Japonais, Coréens et Suédois percevraient «la critique d’une idée comme une critique de la personne dont elle provient».

Viennent ensuite les deux situations intermédiaires: Néerlandais, Allemands et Danois expriment volontiers leurs désaccords mais sans effusions verbales. Quant aux Indiens, Saoudiens, Brésiliens, Mexicains, Péruviens et Philippins, leurs expressivités débordantes seraient jumelées à une sensibilité forte à la critique.

Le Washington Post rappelle —à juste titre— que ces infographies se fondent sur les expériences personnelles d’Erin Meyer et que «bien sûr réduire quelque chose d’aussi flou qu’une culture à un point sur un graphique est à la fois complexe et subjectif», avant d’ajouter que les graphiques d’Erin Meyer «révèlent des choses intéressantes sur la manière dont on peut naviguer avec succès parmi les différences culturelles».

Pour éviter tout essentialisme national, il faut aussi rappeler que le caractère de chaque individu influe sur la manière dont il va interagir avec vous et vous avec lui, au-delà de sa culture nationale, qui varie en plus d’une région à l’autre des pays.

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