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Vaclav Klaus prêt à signer le Traité de Lisbonne?

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Image de Une: Le président tchèque Vaclav Klaus lors d'une manifestation contre le Traité de Lisbonne  Petr Josek Snr / Reuters
Image de Une: Le président tchèque Vaclav Klaus lors d'une manifestation contre le Traité de Lisbonne Petr Josek Snr / Reuters

Le dernier dirigeant européen à ne pas avoir paraphé le traité de Lisbonne, le président tchèque Vaclav Klaus, a laissé entendre samedi 17 octobre qu'il signerait le texte. Il a affirmé dans un entretien au Lidove noviny: «Au train où vont les choses c'est à dire très vite, il n'est plus possible d'arrêter le traité ni de faire marche arrière, quand bien même certains d'entre nous le voudrions».

Vaclav Klaus est depuis plusieurs semaines le dernier et farouche opposant au Traité de Lisbonne, parmi les leaders européens. Il avait encore déclaré le mercredi 14 octobre qu'il n'était pas prêt à revenir sur ses objections. Le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso, le pressait pourtant de ne pas prendre le reste de l'Europe en otage et de respecter «les valeurs et principes» de l'Union européenne.

Vaclav Klaus avait une stratégie possible, qui était d'attendre l'élection anglaise du printemps 2010, et la victoire envisageable des conservateurs anglais, qui lui aurait garanti des alliés dans son opposition au traité. «Je ne peux pas et je n'attendrai pas les élections en Grande-Bretagne à moins qu'elles ne se tiennent dans les prochains jours ou semaines» déclare-t-il désormais.

Klaus réaffirme qu'il ne considère pas ce texte comme une bonne chose «pour la liberté en Europe». Mais «sa probable entrée en vigueur ne va pas être la fin de l'histoire». Depuis le 8 octobre, il demande une nouvelle condition pour signer le traité: une dérogation pour son pays concernant la Charte des droits fondamentaux. Mais il assouplit aussi sa position sur le sujet.

Sur son blog Coulisses de Bruxelles, Jean Quatremer explique: «Sur la garantie que la Charte des droits fondamentaux ne remettra pas en cause l'expulsion, en 45-46, de trois millions d'Allemands des Sudètes et la saisie de leurs biens, Klaus confirme qu'il se contentera d'un engagement politique de ses partenaires: "je n'ai jamais dit qu'il était nécessaire que ma note de bas de page soit ratifiée par l'ensemble des Etats membres, ce qui impliquerait que l'on recommence tout le processus de ratification de Lisbonne". Il veut simplement un engagement "similaire à celui qui a été donné à l'Irlande» sur la non remise en cause de l'avortement ou de la neutralité par le traité."»

Censé permettre à l'UE de fonctionner de manière plus efficace, le traité de Lisbonne a déjà été ratifié par les 26 autres pays de l'UE et approuvé par les deux chambres du Parlement tchèque. Il ne peut entrer en vigueur que s'il est ratifié par les 27.

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