Monde / Culture

Écrivain devenu célèbre, son quartier n'est plus un lieu de repos et de paix

Temps de lecture : 2 min

Ta-Nehisi Coates, écrivain américain et habitant de Brooklyn à New-York, constate des différences dans son rapport avec les personnes de son quartier depuis la naissance de sa notoriété.

 Le pont de Brooklyn à New-York | See-ming Lee via Flickr CC License by
Le pont de Brooklyn à New-York | See-ming Lee via Flickr CC License by

Le sentiment de ne plus être chez lui, dans la zone où il a grandi. Dans un article de The Atlantic, magazine où il écrit régulièrement, Ta-Nehisi Coates raconte comment le succès de ses livres et notamment Une colère noire: Lettre à mon fils (Between the World and Me), best-seller de 2015 lu par le président Barack Obama évoquant la violence des blancs sur les noirs, a changé son quotidien à Brooklyn.

Ce quartier de New-York, où l'écrivain-journaliste a pour la première fois emmenagé en 2001, a complètement changé son rapport à lui. À Prospect-Lefferts Garden, secteur afro-américain de Brooklyn de plus en plus sujet à la gentrification, le fils de Paul Coates, membre des Black Panthers, regrette «d'entrer dans une pièce et de ne plus être une personne mais seulement un symbole».

La fin de la vie privée

Il note qu'en tant qu'être humain, «on recherche un endroit pour être tranquille, pour se retrouver». Une possibilité qu'il a vraisemblablement perdu à Brooklyn alors qu'il vient d'acheter une maison dans le secteur de Prospect-Lefferts Garden puisque ses connaissances et les médias relaient une bonne partie de sa vie et de celle de sa famille, jusque des photos de son fils, sur les réseaux sociaux ou dans les journaux.

Coates souhaitait retrouver l'endroit apaisant qu'il avait toujours connu, «un port dans la tempête», mais s'est vite rendu compte, que quand la célébrité s'invite dans l'existence, il est difficile de se sentir de nouveau chez soi. Pour fuir la pression médiatique et élever leur fils dans une autre atmosphère, Ta-Nehisi Coates et sa femme s'étaient déjà installés en septembre à Paris.

Slate.fr

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